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En manque de moyens, les universit�s s’arrangent parfois avec la loi.



En manque de moyens, les universités s’arrangent parfois avec la loi.
C’est un fait : les universités françaises manquent cruellement d’argent. Non seulement parce qu’elles doivent accepter en leur sein tous les bacheliers qui se présentent, à la différence des grandes écoles, mais aussi parce qu’elles sont sous-dotées par l’Education nationale. Ainsi l’Etat dépense 6 820 euros par an pour un étudiant en université, contre plus de 13 000 euros pour un étudiant des classes préparatoires et -on oublie souvent de le mentionner - beaucoup plus encore pour les étudiants des écoles telles l’ENS, Polytechnique ou encore l’Ena.

D’autre part, le mode de gestion peu réactif de ces établissements, ainsi que leur faible marge de man�uvre financière associé à un pouvoir centralisateur, en un mot leur manque d’autonomie, ne favorise pas la conclusion de partenariats avec le monde économique.

Pour pallier leur sous-financement chronique tout en développant leur offre, les universités sont donc tentées de facturer, en sus des droits de scolarité obligatoires fixés par l’Etat, des services - facultatifs - à leurs principaux clients que sont les étudiants. Cette possibilité leur est offerte par la loi, sous réserve de respecter certaines conditions. En l’occurrence, elles se doivent de préciser aux étudiants que ces services sont facultatifs et les prestations complémentaires en question ne doivent pas être indispensables à la réussite de l’étudiant. Nombreuses sont les universités à ne pas avoir respecté l’une ou l’autre de ces conditions, 46 exactement (sur 83 universités) à en croire le récent rapport du syndicat étudiant Unef, qui dénonce « un scandale ».

Pour l’Unef, la pratique des droits complémentaires tend à se généraliser en raison d’un « manque de financement public des universités ». Une réalité qui ne « saurait justifier que l’on prenne dans la poche des étudiants l’argent que l’Etat devrait verser aux universités. Le gouvernement doit donc prendre ses responsabilités en la matière », selon le syndicat.
Et de détailler la liste des frais considérés comme illégaux pratiqués par 46 universités françaises. Cela va des 11 € de droits sportifs facturés par telle université aux 15 € de frais de dossier facturés par telle autre. On y trouve aussi pêle-mêle des frais de retrait de dossier, des frais pédagogiques complémentaires ou encore des frais d’accès à un laboratoire de langue ou à la salle informatique. Autant de montants facturés aux étudiants sans être présentés comme facultatifs lors de l’inscription de ces derniers.

C’est la triste - et mesquine - solution envisagée par les universités françaises pour trouver les moyens financiers de fonctionner dans un contexte où elles ne peuvent demander plus de 156 euros par an à un étudiant qui prépare la licence, par exemple. Soit une des factures les moins importantes du monde.

En cette rentrée 2005, nous avons voulu en savoir plus sur les réponses qu’apportent les syndicats étudiants au problème du financement de l’Université, un thème brûlant qui revient sur le devant de la scène. A cette fin, nous avons interrogé l’Union Nationale des Etudiants de France (UNEF), syndicat étudiant de gauche, majoritaire dans les conseils, et l’Union Nationale Inter-universitaire (UNI) qui incarne, quant à elle, « la droite universitaire ».
Nous nous sommes également intéressés à l’inflation des droits de scolarité obligatoires (à distinguer des frais illégaux) et à la communication de l’Université Pierre Mendès France (UPMF), qui figure en tête du classement des universités « hors-la-loi » établi par l’Unef.

Sommaire (cliquer sur le titre de l'article) :


Dimanche 18 Septembre 2005
F. Imhoff et P-A. Pillet

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