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FAGE : « la non-sélection est une chance offerte à beaucoup »

Jean-François Martins, secrétaire général de la FAGE (Fédération des associations générales étudiantes, deuxième syndicat étudiant), suit des études à l'IUP de documentation en entreprise à Dijon



- La FAGE, pour ou contre la sélection à l'entrée dans l'enseignement supérieur ?

-Les choses ont évolué ces dernières années et malgré la massification de l'enseignement supérieur, nous restons opposés à la sélection à l'entrée de l'université. Nous souhaitons que l'enseignement supérieur reste accessible à tous. Deux principes nous guident : d'une part la libre orientation du bachelier, et qu'il ait toutes les informations pour cela, d'autre part que l'offre de formation soit ouverte à tous. Certaines filières appliquent des procédures de sélection propres, comme les IUP, les IUT… et c'est justifié par leur pédagogie spécifique, par l'obligation de travailler avec des groupes réduits, de donner un enseignement pratique plus que théorique. Mais cette sélection doit rester dans le cadre de l'exception.

- Le bac ne joue plus le rôle de couperet qu'il jouait il y a 20 ans, étant donné les taux de réussite. Est-ce qu'une sélection ne permettrait pas de mieux orienter les étudiants, afin qu'ils suivent des cursus où ils réussissent ?

-Selon nous, l'étudiant doit avoir tous les éléments en main pour choisir sa voie. Il est majeur, responsable, libre de ses choix. Interdire reviendrait à se couper d'étudiants en mesure de réussir. Pour éviter l'échec, il faut une meilleure information plutôt que de l'exclusion.
Par ailleurs, la massification de l'enseignement supérieur est à mettre en corrélation avec les besoins en emplois. Le niveau minimum requis a augmenté. Et il faut tenir compte du fait que les bacheliers ne poursuivent pas tous leurs études, et qu'ils peuvent choisir des formations courtes. La non-sélection est une chance offerte à beaucoup. Il y aurait un certain gâchis si elle était instaurée.

- Est-ce que l'absence de sélection ne joue pas contre l'université, au profit des grandes écoles, notamment auprès des employeurs ?

-Il peut y avoir une concurrence, mais l'université reste la seule voie pour des disciplines comme le droit, les STAPS, les sciences humaines, les professions médicales…Certes la filière scientifique est confrontée aux écoles d'ingénieurs, la filière gestion aux écoles de commerce, notamment, et la situation professionnelle des diplômés des grandes écoles est encore meilleure. Mais la situation évolue : certains DEA et DESS, prochainement masters, n'ont pas grand-chose à envier à la flopée d'ESC ou écoles d'ingénieurs...

27/09/2004
Propos receuillis par Alison Cartier

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