Il apparaît dès lors logique de voir de plus en plus de grandes écoles aider les étudiants à acquérir cette double formation. Mastère spécialisé Stratégie et développement d’affaires internationales entre Centrale Paris et l’EM Lyon, parcours simplifié à l’Essec pour les ingénieurs civils de l’Ecole des Mines: les exemples d’accords conclus récemment sont nombreux. Début juillet, Supélec, l’école Centrale de Paris et l’ESCP-EAP montaient pour leur part un accord d’échange ambitieux, permettant aux élèves-ingénieurs, et à eux seulement, d’obtenir à terme un double diplôme.
Télécom Paris, qui a déjà mis en place un MS avec HEC et un autre avec l’Essec, s’est elle aussi distinguée en signant un partenariat avec Sciences Po. Selon Dominique Ventre, le directeur de la formation initiale de l’ENST (Ecole nationale supérieure des télécommunications), « cet accord facilitera dès la rentrée 2007 l’intégration de nos diplômés au sein de l’IEP. Après deux années d’études, ils obtiendront donc un deuxième master. Globalement, nous avons tous à apprendre de ces partenariats., nous qui pratiquons les mêmes métiers, mais avec des élèves, des objectifs de formation, des cultures et des manières de penser différentes. »
Autre institution à avoir tenté l’expérience, l’INT, liée depuis janvier à l’EHESS (Ecole des hautes études en sciences sociales). « Il est logique d’introduire les nouvelles technologies de l’information dans les sciences sociales, estime Jean-Louis Ermine pour l'INT. Cet accord ouvre la voie à de nombreuses perspectives de collaboration, par exemple un projet de refonte du système d’information de l’EHESS, mais aussi des échanges académiques. Depuis la rentrée, plusieurs thésards de chaque institution donnent déjà des cours au sein de l’établissement partenaire. » Une école d’été a par ailleurs été organisée du 10 au 14 septembre dernier à Porquerolles, dans le Var, en présence de 24 élèves issus pour moitié de chaque établissement.