Quand, en 2004, l’EHESP voit le jour avec, comme mission, de devenir une grande école de santé publique capable d’avoir un rayonnement international, beaucoup se sont inquiétés de ce qu’allait devenir le cursus traditionnel de l’ENSP, cette voie d’accès à la fonction publique hospitalière. Aujourd’hui, cette mission de service public demeure, mais au sein d’une école au champ d’action beaucoup plus vaste. Devenu Etablissement public à caractère scientifique, culturel et professionnel (EPSCP), l’Ecole de santé de Rennes est passée sous la tutelle du ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche. « Ce changement de statut a été à l’origine de notre transformation radicale », retrace Jean-Louis Pourrière, directeur des études de l’EHESP. Dès lors, l’établissement a pu en effet s’investir dans tous les domaines et créer des cursus à foison.
Qu’on y pense : l’EHESP dispose aujourd’hui de sa propre école doctorale, est habilitée à délivrer une formation de la Fonction publique, mais aussi des masters universitaires, un mastère spécialisé labellisé par la Conférence des grandes écoles, un MBA, et même le titre d’ingénieur dans le cadre de sa formation en génie sanitaire ! Une marge de manœuvre unique en France, que l’école ne se prive d’ailleurs pas d’utiliser pour investir le champ concurrentiel de la formation au management de la santé. Elle propose par exemple, dans ses locaux situés à Paris dans le quartier du Sentier, le Master of public Heath (MPH), entièrement dispensé en anglais pour 12 000 euros sur deux ans, et dont le corps enseignant compte quelques intervenants de l’université américaine Columbia ou de la L.S.E. Elle a également lancé un Executive Health MBA à 15 000 euros, en partenariat avec l’ESCP et l’université de Columbia, qui se déroule en France, aux Etats-Unis, en Espagne et en Grande-Bretagne. Ou encore « Hôpital plus », un séminaire de 10 semaines, facturé 6600 euros, destiné aux cadres du secteur hospitalier. Au total, l’offre de formation continue de l’EHESP représente un volume de 17 000 journées-stagiaire par an.
Qu’on y pense : l’EHESP dispose aujourd’hui de sa propre école doctorale, est habilitée à délivrer une formation de la Fonction publique, mais aussi des masters universitaires, un mastère spécialisé labellisé par la Conférence des grandes écoles, un MBA, et même le titre d’ingénieur dans le cadre de sa formation en génie sanitaire ! Une marge de manœuvre unique en France, que l’école ne se prive d’ailleurs pas d’utiliser pour investir le champ concurrentiel de la formation au management de la santé. Elle propose par exemple, dans ses locaux situés à Paris dans le quartier du Sentier, le Master of public Heath (MPH), entièrement dispensé en anglais pour 12 000 euros sur deux ans, et dont le corps enseignant compte quelques intervenants de l’université américaine Columbia ou de la L.S.E. Elle a également lancé un Executive Health MBA à 15 000 euros, en partenariat avec l’ESCP et l’université de Columbia, qui se déroule en France, aux Etats-Unis, en Espagne et en Grande-Bretagne. Ou encore « Hôpital plus », un séminaire de 10 semaines, facturé 6600 euros, destiné aux cadres du secteur hospitalier. Au total, l’offre de formation continue de l’EHESP représente un volume de 17 000 journées-stagiaire par an.
Un budget de 55 millions d’euros pour 1300 étudiants
Les fonctionnaires ou aspirants fonctionnaires, n’ont pas été oubliés. L’EHESP a développé pour eux des préparations aux concours et notamment une préparation intégrée depuis 2009. « En plus de leur formation classique, nous pouvons également proposer aux fonctionnaires d’aller puiser des enseignements dans la formation continue pour compléter leur cursus », précise Jean-Louis Pourrière, le directeur des études. Dotée d’un budget d’environ 55 millions d’euros, l’école compte aujourd’hui près de 1300 étudiants à temps plein contre moins de la moitié il y a cinq ans à peine.
Etablissement en mutation, l’EHESP est aussi multi-campus. L’école, qui dispose de locaux à Rennes et dans le 2ème arrondissement de Paris, est ainsi membre fondateur du Pôle de recherche et d’enseignement supérieur (PRES) Sorbonne Paris Cité et membre associé du PRES rennais. À la rentrée, elle ouvrira un nouveau campus à Marseille. À l’étranger, elle dispose d’implantations au Laos, au Mali et en Bolivie. Dans ces pays, l’école se donne pour mission de former les cadres locaux de la santé. « L’objectif est que ces pays s’approprient le transfert de compétence », explique Jean-Louis Pourrière. Une carte de plus dans le jeu multifacette d’une école désormais façonnée pour être un fleuron de l’enseignement supérieur français.
Etablissement en mutation, l’EHESP est aussi multi-campus. L’école, qui dispose de locaux à Rennes et dans le 2ème arrondissement de Paris, est ainsi membre fondateur du Pôle de recherche et d’enseignement supérieur (PRES) Sorbonne Paris Cité et membre associé du PRES rennais. À la rentrée, elle ouvrira un nouveau campus à Marseille. À l’étranger, elle dispose d’implantations au Laos, au Mali et en Bolivie. Dans ces pays, l’école se donne pour mission de former les cadres locaux de la santé. « L’objectif est que ces pays s’approprient le transfert de compétence », explique Jean-Louis Pourrière. Une carte de plus dans le jeu multifacette d’une école désormais façonnée pour être un fleuron de l’enseignement supérieur français.

Vie universitaire
EHESP : l’incroyable métamorphose d’une école de service public

