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Remise en cause des classements par l'esc pau didier
Dans un milieu ou l'hypocrisie se conjugue avec manque de déontologie, on ne peut que saluer le courage de l'esc pau, qui ose enfin dire tout haut ce que tous les directeurs d'écoles murmurent en 'off' aux journalistes : les classements fait par la presse, et plus spécifiquement par la presse francaise ne valent rien. Sauf....quand l'école qui critique en 'off' est bien placée, alors la c'est le grand jeu, on abreuve les journalistes de communiqués d epresse, on les invite à partager ce beau succées qui témoigne du dynamisme de l'école, bref le bla bla habituel. Il était temps qu'une école cesse la langue de bois. Gageons que d'autres vont suivre. Il se murmure que 3 tres grandes écoles auraient refusé de repondre aux questionnaires cette année, et ne l'auraient fait que soumis a des tres grosses pressions de leur cci.....
IDe34
est-ce du courage ou la volonté de se faire remarquer ? Après tout cela peut être une stratégie de communication de s'opposer aux classements, qui n'est d'ailleurs pas nécessairement à blâmer.
Pour ce qui est de savoir si les classements français sont plus mauvais que les autres, je ne pense pas qu'il y ait de raison objective pour que ce soit le cas. Ce type de sujet marche bien, la presse y affecte donc des moyens conséquents. Après l'objectivité des classements est facile à remettre en cause : le choix des critères et de leur pondération relève uniquement du choix du journaliste...mais la multiplication des classements permet globalement, en les comparant, de se faire une idée sur le niveau d'une école. A l'inverse, il n'y a que de très rares classements des diplômes délivrés par l'université, et du coup c'est le flou total. Je ne suis pas sûr que cette situation soit préférable. Christian
Enfin une école qui ose dire ce que tout le monde pense. Bravo, il était temps.
didier
il y a une tres grande différence entre les classements anglo saxons type FT et ceux de la presse française. Les anglo saxons ont de vrais budgets, ils controlent les infos et font un véritable travail d'enquête. ILs vont jusqu'a téléphoner aux JD pour vérifier leurs salaires. En france c'est du déclaratif : presque toutes les écoles 'enjolivent'. Celui qui dit la vérité est systématiquement défavorisé. Les journaux emploient des stagiaires qui font de la compil d'infos. Je ne citerai pas le classement qui est remis en cause, mais ils ont zero moyen pour le faire et tous les journalistes le reconnaissent en 'off'. Jepense que nous sommes arrivés à la fin del'age d'or des classements et que la rebellion de l'esc pau (qui fait évidemment une belle opé de com) sonne le tocsin.
Enfin une remarque sur le magazine qui a fait ce classement : ils ont fait disparaitre l'école des classements sans une ligne d'explication. Si ce n'est dansune page de présentation des ecoles pour dire que l''école 'n'a pas souhaité répondre'. Pour connaître des journalistes de ce mag , je sais qu'ils sont inquiets à l'idée que d'autres s'engouffrent dans cette brêche. Lord
Un grand bravo!!!!!!!!!!!!!!!!
Alice
Les classements de la presse française sont effectivement très impartiaux : méconnaissance voire incompétence des journalistes sur les sujets traités (qui l'article d'après traitent d'écologie ou de culture...), critères d'évaluation subjectifs et arbitraires, réponses non vérifiées, 'corruption' de certains journalistes (cadeaux, invitation à l'hôtel...) et impartilité du journal lui même (pubilicités de l'école dans les pages de ce journal, sponsoring de certains événements...)
Au nom de rien ni de personne, les journalistes se sont attribué le droit de juger la qualité d'un établissement supérieur. Le seul objectif (comme tous les classements sur les meilleurs villes de France, les entreprises préférées...etc...) est de vendre le maximum de journaux et ces classements ne refletent aucune réalité sur la valeur des établissements. IDe34
Vous écrivez :
'Au nom de rien ni de personne, les journalistes se sont attribués le droit de juger la qualité d'un établissement supérieur'. en même temps si les journalistes devaient attendre une autorisation chaque fois qu'ils ont à traiter d'un sujet, ils n'écriraient pas grand chose. C'est quand même leur métier d'informer. Et informer les étudiants sur la qualité de l'éducation, fait aussi partie de ce métier. Après la question de savoir si les classements publiés sont de qualité ou non, c'est un autre problème. Je ne crois pas pour autant que tous les journalistes soient corrompus, influençables ou encore incompétents. Si c'est votre opinion, libre à vous de créer votre journal, et d'y publier un classement qui ne sera pas critiquable ou critiqué ! Un dernier point : la publicité qui parait dans les journaux n'influence pratiquement jamais les journalistes qui ne savent même pas qui sont les annonceurs au moment où ils rédigent leur texte...du moins dans les grands journaux ou magazines. Après tout le monde peut faire la différence entre un canard de piètre qualité et financé par la pub et un grand journal indépendant. didier
sur la 'probité' des journalistes, il faut faire lapart des choses. Il existe 2 types de magazines : ceux qui ont tres peu de pubs ecoles et ceux qui en vivent.
Ceux qui ont tres peu de pub, sont tres independants (mais souvent icompétents, parce que non spécialisés...) et pas influencables. Ceux qui travaillent dans des journaux financés par la pub d'école (en partie ou totalement) sont compétents mais ne sont pas indépendants. IL ne m'est pas possible de donner des exemples precis, ne voulant citer personne. Mais on comprendra que lorsque une esc ou une grosse école lache plus de 100 000 E par an d epub à unmagazine, le rédac chef qui supervise le classement fait attention a ne pas faire de vagues. IDe34
100 000 euros par an ? D'où tenez-vous ce chiffre ?
Si l'on jette une coup d'oeil aux magazines en question on constate quand même que des écoles qui font de la pub régulièrement sont mal classées ou non classées et qu'aucun article ne fait leur éloge. La seule chance qu'ont les journaux de gagner des abonnés c'est justement de ne pas apparaitre comme étant à la solde des entreprises qui ont de l'argent. Maintenant je ne dis pas que tout est parfait et que la situation que vous décrivez n'existe pas. Je pense simplement que ce n'est pas la norme. Enfin les journalistes non spécialisés peuvent tout de même pondre un bon article, s'ils prennent le temps d'analyser leur sujet. Concernant les écoles maintenant, je pense que pour se faire correctement apprécier des journalistes, entre autres, il n'est pas indispensable d'avoir un gros budget de communication. Parfois une personne compétente pour répondre au téléphone suffit. De même, des communiqués originaux rédigés en bon français (ce qui est rare) ou encore des rencontres avec les journalistes pour leur présenter les formations proposées, peuvent faire changer pas mal de choses. Alain51
Ces classements sont les fruits de lobbying et n'ont aucun valeur académique avérée.
Demain, n'importe qui peut faire un classement en sélectionnant 20 critères (choisis on ne sait pas comment) et passe les questionnaisres par téléphone (sans même rencontrer quelqu'un de ladite école). On pondère les critères en fonction de ce qui nous parait être le plus ou le moins important. Et hop, voila un classement que j'intitule 'les meilleurs écoles françaises'. Soyons sérieux...c'est trop facile de balancer tout et n'importe quoi pour vendre... didier
certains budgets com d'écoles sont supérieurs à 100 000 E (salons compris) pour un meme groupe de presse.....
Je parle de journaux pour lesquels la notion d'abonnés n'existe pas..... La question n'est pas de dire que les journalistes sont 'venaux' ou 'incompétents', elle est simplement de dire que l'on ne peut pas faire un classement objectif des ecoles lorsque l'on est financée par elle. On ne peut pas demander de l'argent aux écoles et en même temps prétendre leur decerner un gage de qualité sur des méthodologies contestables, sans rien vérifier. Connaissant tres bien le milieu, je maintiens que la plupart des classements sont fait honnetement mais sont sujets à caution, une toute petite minorité est 'arrangée' dans le cadre d'un 'politiquement correct' et il n'en existe qu'un seul que les écoles achetent , mais cela est de notoriété publique dans le milieu. Audrey
Diduier a dit : 'je maintiens que la plupart des classements sont fait honnetement mais sont sujets à caution, une toute petite minorité est 'arrangée' dans le cadre d'un 'politiquement correct' et il n'en existe qu'un seul que les écoles achetent , mais cela est de notoriété publique dans le milieu. '
Monsieur, soit vous êtes vous même journaliste soit vous n'y connaissez rien dans les pratiques utilisées pour faire ces classements. Les journalistes n'ont ni les compétences, ni l'information, ni la légitimité, ni l'impartialité (consciente ou inconsciente) pour réaliser ce type de classement. didier
il se trouve que je sais tres bien comment sont réalisés les classements....Certains journalistes ont la compétence : ils n'ont ni les moyens financiers de faire leurs classements correctement, ni le temps. Dautres n'en ont tout simplement pas l'envie.
Sur le fond seul des journalistes peuvent faire le classement. Personne ne conteste au FT le droit de faire un classement. Seule la méthodologie est critiquée. Pour la presse française le pb est u'il ne s'agitpas d'une démarche journalistique d'enquête, mais de faire vendre un support... Regardez l'enquête que le point a mené sur les violences scolaires : 3 journalistes ont travaillé pour obliger l'éducation nationale a leur livrer les chiffres et à les analyser. Croyez vous que le magazine qui publie le classement remis en cause par l'esc pau a mobilisé 3 journalistes ? non et cela explique au final la médiocrité du résultat. IDe34
Il y a quand même la signature de trois journalistes, si c'est du classement de l'Etudiant dont vous parlez. Et si l'on peut remettre en cause le classement puisqu'il y a forcément une part d'arbitraire dans ce genre d'exercice, on constate quand même qu'il y a du travail derrière, ne serait-ce que par la quantité de données collectées.
Après si les journalistes se contentent du déclaratif et que les écoles en question ne jouent pas le jeu de la transparence en gonflant leurs chiffres (ce qui est malheureusement probable) il y a effectivement un problème. A ce propos, je trouve la proposition de l'ESC Pau (mettre en place un groupe de travail constitué de représentants des magazines et d'écoles pour construise un référentiel) judicieuse. Il y a également une autre solution : un organisme indépendant pourait être chargé de collecter les données (vérifiables et comparables) et les mettrait à la disposition de tous, en toute transparence. Libre ensuite aux journalistes, notamment, de piocher dans ces données pour éventuellement les compiler, leur affecter des coefficients et en déduire des classements. didier
le vrai pb n'est pas tant la collecte des infos que son exploitation . Sur quels criteres peut on dire qu'une ecole est premiere ou 4eme ? la dessus personne ne s'accorde et chacun a son idée. Il a fallu 10 ans au mag que vous citez pour avouer que son critere de classement par les salaires des JD n'était pas pertinet, ce que nous savons tous depuis le début. Il a fallu que plusieurs tres grosses ecoles les menacent pour qu'ils évoluent cette année. Seule l'esc pau est allée jusqu'au bout . Quant aux 3 journalistes dot vous parlez : une seule connait vraiment le sujet et elle n'y a pas passé un an. L'AACSB essaye de travailler sur des criteres communs, mais cela est tres difficile. Le seul conseil que l'on peut donner aux étuiants est de dire que ces classements n'en sont pas. Ils sont des indicateurs qu'il faut comparer. Il faut se servir aussi de sigem qui montre aussi préference des eleves de prepa
IDe34
Vous avez posté votre message à 7h50 ce matin, j'en déduis donc que vous n'êtes pas journaliste.
Vos points de vue sont interessants...je pense cependant que le classement par les salaires de sortie (s'il est corrigé des multiples biais : sectoriels et géographiques notamment) est un bon indicateur...s'il est utilisé à bon escient. Mais la collecte des données est extrèmement laborieuse...et ne peut absolument pas se baser sur les déclarations des écoles. Concernant le magazine L'Etudiant, je ne pense pas non plus que son impact soit démesuré sur les opinions des étudiants qui tentent les grandes écoles et qui ne lisent pas ce magazine. La presse économique a un impact autrement plus important. Après si le classement en question est repris par d'autres supports c'est une autre histoire... laure75
Je salue l'initiative et les propositions de l'ESC Pau ! Bravo !
didier
ou avez vous vu qu'un journaliste ne travaille pas à 7h ?!!!!!!!
je pense que les directeurs d'écoles qui lisent cette rubrique savent qui je suis....; Cela étant pour en revenir au critere du salaire JD, outre le fait que l'on peut en discuter des heures en terme de critere retenu, le fait est que l'etudiant reconnait publiquement (et c'est à son honneur... et sous la pression de 3 tres grosses écoles) qu'il se fait pipoter depuis des années par les écoles d'ou le fait de se réferer desormais à l'étude publiée par l'expansion en collaboration avec un cabinet d'audit. Evidemment on pourrait critiquer cette étude, mais on n'en sort plus.... Nicolas
Je salue l'initiative de M. Lafontaine, et plusieurs choses me viennent à l'esprit :
l'un des hauts responsables d'une 'parisienne' avait affirmé gonfler les chiffres des salaires de ses JD parceque cela 'servait' l'école. Apparemment, deux de ces 'parisiennes' voulaient ne pas répondre au questionaire mais auraient reculé, au vu des pressions de la CCIP. Les journalistes du dernier classement de l'etudiant auraient clairement dit, malgré les preuves apportés, que l'ESC Pau mentait sur certaines données du dernier classement 'puisque' elle ne correspondait pas à son 'rang traditionel' (sic). Le conditionel n'est utilisé ici que parceque, comme d'habitude dans ce milieu, tout se passe en voix off, et tout le monde se cache derriere du politiquement correct ! Esperons que l'année prochaine, un nombre important d'écoles boycoteront les classements réfutables... IDe34
Bonjour Nicolas,
Je ne comprends pas très bien votre point de vue : vous dites que des directeurs d'écoles parisiennes gonflent les chiffres, mais que, par contre, cela ne s'est jamais produit à l'ESC Pau ? Il convient peut-être de préciser que le classement de l'Etudiant reprennait, en ce qui concerne les salaires, les données recueillies par ' le cabinet Towers Perrin pour L'Expansion, entre la mi-janvier et le début mars 2006, auprès de 82 sociétés représentant les principaux employeurs de jeunes diplômés en France' et non sur les données communiquées par les écoles. Il subsiste bien entendu des biais inhérents à la localisation géographique et aux spécialités de chaque école (sans parler de l'origine sociale des élèves), mais au moins le classement est-il basé sur des données vérifiées auprès des entreprises. Ecrire une réponse
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