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Que font les dipl�m�s � la sortie de Sciences Po ?
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D�bouch�s apr�s Sciences-Po

Les I.R.A, voie d'acc�s m�connue � la fonction publique  02/07/2004

Les IRA, instituts régionaux d'administration, sont cinq écoles d'application à vocation interministérielle. Ils recrutent et forment les fonctionnaires de catégorie A d'administration générale, autres que ceux recrutés par la voie de l'ENA. D'où l'idée de certains, même si IRA et ENA ne se placent pas au même niveau, de regrouper leurs formations.


Le concours des Instituts régionaux d'administration (IRA) est une voie d'accès à la fonction publique, moins connue que celle de l'Ecole nationale d'administration (ENA) dont la formation à caractère interministérielle est pourtant du même type. Les cinq IRA (Lille, Lyon, Nantes, Metz, Bastia) ont vu successivement le jour dans les années 70 pour assurer trois missions : la formation initiale des fonctionnaires de catégorie A d'administration générale, contribuer à la formation continue interministérielle et ministérielle, et participer à la coopération internationale. Il existe une hiérarchie officieuse entre les cinq IRA même si en théorie les établissements sont équivalents.

En matière de formation initiale, le recrutement se fait par trois concours, comme à l'ENA : externe (pour les étudiants titulaires au minimum d'une licence ou d'un diplôme équivalent, âgés de 30 ans au plus), interne (pour les fonctionnaires ou non-titulaires de l'administration, après 4 ans de services effectifs) et 3e concours (ouvert aux candidats ayant une expérience d'au moins 5 ans dans le secteur privé ou en tant qu'élu local, et âgés de moins de 40 ans). Le 3e concours a été instauré par une loi en 1991 pour introduire des cadres expérimentés dans l'administration capables d'impulser une dynamique nouvelle. Les IPAG ou CEPAG (instituts ou centres de préparation à l'administration générale) préparent au concours externe. Les étudiants en droit ou en IEP sont ceux qui intègrent le plus facilement les IRA.

Eparpillement des corps
Chaque année, les quelque 650 lauréats sont affectés dans l'un des cinq établissements en fonction de leurs vœux et de leur rang de classement, pour une formation d'un an. Les IRA, écoles d'application, dispensent une formation qui se veut à la fois interministérielle - donner des compétences professionnelles transversales - et professionnelle, avec une alternance de cycles de formation et de stages. Pendant leur scolarité, les élèves ont le statut de fonctionnaire stagiaire et ils perçoivent une rémunération de l'ordre de 1.500 euros mensuel brut pour les externes, 1.700 euros pour les internes et ceux du 3e concours. Ils sont évalués tout au long de l'année, évaluation qui permet d'établir un classement de sortie, dont dépendra le choix de leur premier poste, dans une administration centrale ou un service déconcentré de l'Etat. Une vingtaine de corps sont accessibles à la sortie des IRA, dont principalement celui des attachés d'administration centrale, celui des attachés de préfecture et celui des attachés d'administration scolaire et universitaire.
La moitié des promotions des IRA sont affectées dans cette dernière catégorie, à l'Education nationale (collèges, lycées, rectorats, inspections académiques, universités etc…). L'association IRA3C, qui regroupe les anciens des IRA issus du 3e concours, note que souvent, ces emplois « se révèlent sous-dimensionnés au regard des niveaux des formations », notamment pour les cadres issus du 3e concours : « nous sommes recrutés sur nos compétences et notre expérience, mais ensuite le système prend le dessus, dès la formation. La fonction publique raisonne par cursus universitaires, et la logique est réglementaire et statutaire », explique le président d'IRA3C, Bruno Borghese, lui-même originaire du secteur du livre et actuellement au poste de directeur régional adjoint de la Défense en Bourgogne Franche-Comté. D'autre part, «l'enseignement est généraliste, et on nous demande ensuite d'être spécialisés. On s'attend à autre chose, cela génère des frustrations», note un autre ancien, attaché de préfecture.
Par ailleurs, l'« éparpillement des corps issus des IRA entrave la mobilité au sein de la fonction publique », comme le déplorait le parti RPR en juin 2001, à l'occasion d'un forum sur la réforme de l'Etat. A ce propos, l'assocation IRA3C estime qu'« outre les aspects discriminants entre ces différents corps issus d'une identique formation originelle, ces disparités mobilisent des énergies et un temps considérables au sein des différents départements ministériels pour la gestion de ces corps ».

Des systèmes empilés en doublon
Pour remédier à ces dysfonctionnements, l'association a profité du débat sur la réforme de l'ENA, en 2003, pour faire des propositions : « les critiques récurrentes ( …) depuis de nombreuses années adressées au système de formation dispensé par l'ENA » sont « tout aussi valables » pour les IRA. Ces deux systèmes, « dont les conditions requises d'accès en termes de dipômes sont identiques de même que le processus de scolarité, des contenus d'enseignement et des affectations de sortie », sont « empilés en doublon ».

Comme le RPR en 2001, mais « au-delà des clivages politiques », IRA3C propose pas moins que la fusion de l'ENA et des IRA dans un seul groupe des écoles nationales d'administration française : aux ex-IRA serait dévolue la formation initiale, à l'ex-ENA la formation continue et l'accès aux grands corps par un deuxième concours et une formation supplémentaire de 6 mois qu'elle prendrait en charge. Les IRA donneraient accès à un corps unique interministériel de cadres à vocation généraliste. La formation serait aussi remaniée : ouverture des matières « sur des enseignements modernes utiles à l'administration et à la société », comme l'économie d'entreprise, le management, la communication…et les intervenants extérieurs seraient plus diversifiés. Le classement de sortie demeurerait, mais les affectations se dérouleraient différemment : un dossier d'expériences et de parcours professionnel, ainsi qu'une lettre de motivation, seraient transmis aux recruteurs, qui auraient des entretiens avec les élèves en fin de scolarité.

Cette réforme « donnerait une lisibilité d'accès plus démocratique » à ces formations, selon IRA3C. De plus, « des économies considérables seraient dégagées par cette fusion ». A noter que les crédits (subventions publiques) accordés à l'ENA s'élèvent cette année à 32 millions d'euros, contre 33 millions d'euros alloués aux cinq IRA.

Source : Observatoire Boivigny

02/07/2004
Alison Cartier


R�dig� par IDe 34 le 02/07/2004 � 21:42 | Permalien | Commentaires (0)


D�bouch�s apr�s Sciences-Po

O� recrute l'Ecole nationale de la magistrature ?  13/02/2004

L'ENM recrute des préparationnaires de l'Institut d'Etudes Judiciaires de Paris II
« Le portrait robot de l'auditeur de la promotion 2004 dessine une jeune femme de 24 ans, issue du premier concours 2003, titulaire d'un diplôme de 3e cycle, originaire de la région parisienne, qui s'est préparée au concours à l'Institut d'Etudes Judiciaires de l'Université Paris II », peut-on lire dans le document intitulé « Profil de la promotion 2004 », diffusé par la direction de la communication de l'ENM. Et de fait 76 auditeurs (élèves) sur 250 recrutés cette année à l'ENM proviennent de l'IEJ de Paris-II Assas. Ils étaient 71 en 2003. L'IEJ de Bordeaux se distingue également puisqu'il a fourni 21 auditeurs en 2004 et 21 en 2003, suivi par l'IEJ de Paris I Sorbonne avec 15 auditeurs en 2004 et 17 en 2003.
L'ENM assure toutefois ne pas entretenir de lien privilégié avec un centre de préparation ou un autre : « Si les étudiants de l'IEJ de Paris II réussissent mieux que les autres, c'est parce que leur formation est de qualité, particulièrement adaptée au concours. Ce sont également ceux qui présentent le plus de candidats », explique t-on à la direction.

L'ENM recrute parmi les titulaires d'un DEA de droit privé
Ils sont cette année 138 admis à être titulaires d'un diplôme de troisième cycle (dont 51 d'un DEA de droit privé). 63 ont une maîtrise et 29 proviennent directement d'un Institut d'Etudes Politiques (dont 13 de l'IEP de Paris et 5 de l'IEP de Bordeaux, contre 8 pour l'IEP de Paris et 9 pour l'IEP de Bordeaux en 2003). « La très grande majorité des étudiants n'ont pas fait un IEP, ils sont minoritaires en valeur absolue. Par contre leur formation est particulièrement adaptée à la réussite du concours, sauf pour l'épreuve de droit civil », indique la direction de l'ENM.
En dehors de Paris, ce sont donc les étudiants qui suivent une préparation à l'IEJ de Bordeaux et à l'IEP de Bordeaux qui s'en sortent le mieux. Cela n'est pas uniquement une question de proximité géographique, explique la direction de l'ENM: « L'IEJ et l'IEP de Bordeaux connaissent probablement mieux le fonctionnement de l'école et ses attentes au concours, ce qui est essentiel pour former des étudiants qui vont réussir ». Ses attentes ? Une approche transversale des sujets, et non matière par matière.

Source : Observatoire Boivigny
13/02/2004



R�dig� par IDe 34 le 13/02/2004 � 21:53 | Permalien | Commentaires (0) | Trackbacks (0)


Sciences-Po, qu-est-ce que c'est ?

Les IEP : statuts, missions et donn�es  08/12/2003

Il y a en France 9 Instituts d'Etudes Politiques (« Sciences-Po ») créés depuis 1945. Ces instituts font la part belle aux enseignements en histoire, économie et droit mais peu d'heures de cours sont en fait consacrées à la science politique à proprement parler.
Initialement établissements de préparation aux concours de la fonction publique, le diplôme des IEP est désormais considéré comme un diplôme terminal, à faire valoir sur le marché du travail et auprès des entreprises. Nombre de diplômés des IEP complètent toutefois leurs études par un troisième cycle.

  • Les IEP
d'Aix-en-Provence, Bordeaux, Grenoble, Lyon, Toulouse, Lille et Rennes sont des établissements publics à caractère administratif, dotés de la personnalité morale et de l'autonomie financière, mais rattachés à l'une des universités de l'académie où ils ont leur siège.

  • L'IEP de Paris
est un établissement public géré par une fondation.

  • L'IEP de Strasbourg
est un institut interne à l'université de Strasbourg-III.

Par ailleurs :

  • Les formations « IEP »
de Nancy, Poitiers et Dijon sont des sites dépendants de l'IEP de Paris

  • Sciences-Po Rhône-Alpes-Méditerranée
est un projet de rapprochement mis en place par les IEP de Lyon, Grenoble et Aix-en-Provence (voir article)

Selon les dispositions du décret du 18 décembre 1989 relatif aux IEP, ils ont pour missions :

  • de contribuer
, tant en formation initiale qu'en formation continue, à la formation des cadres supérieurs des secteurs public, parapublic et privé de la nation, et notamment des fonctions publiques de l'Etat et des collectivités territoriales.

  • de développer
, notamment en relation avec les établissements d'enseignement supérieur, la Fondation nationale des sciences politiques et le Centre national de la recherche scientifique, la recherche en sciences politique et administrative.

A cette fin :

Les IEP délivrent un diplôme propre (diplôme d'établissement).
Ils peuvent également participer à la préparation de diplômes nationaux et de diplômes d'université.

Dans le cadre de la réforme LMD :

Les diplômes des IEP passeront dans une même vague au grade master ou bien ils resteront des diplômes d'établissement, sanctionnant 5 années d'études, ou encore ils deviendront de nouveaux diplômes masters.


Les neuf Instituts d'Etudes Politiques en chiffres
Nombre d'enseignants (professeurs permanents, maîtres de conférence, intervenants extérieurs, ATER, doctorants), d'étudiants (diplôme d'établissement et autres formations) et de troisièmes cycles.

IEP Aix-en-Provence :

* 196 enseignants

* 1274 étudiants (dont 850 pour le diplôme d'établissement)

* 2 DEA et 2 DESS

IEP Bordeaux :

* 130 enseignants (dont 50 enseignants permanents)

* 1300 étudiants (dont 900 pour le diplôme d'établissement)

* 3 DEA et 3 DESS

IEP Grenoble :

* 168 enseignants (dont 53 enseignants permanents)

* 1200 étudiants (dont 800 pour le diplôme d'établissement)

* 1 DEA et 5 DESS

IEP Lille :

* 190 enseignants (dont 30 enseignants permanents)

* 950 étudiants (dont 900 pour le diplôme d'établissement)

* 1 DESS

IEP Lyon :

* 262 enseignants (dont 52 enseignants permanents)

* 1386 étudiants (dont 709 pour le diplôme d'établissement)

* 2 DEA et 3 DESS

IEP Paris :

* 1460 enseignants (dont 60 enseignants permanents)

* 5500 étudiants

* 6 DESS, 7 DEA et 1 MBA

IEP Rennes :

* 106 enseignants (dont 26 enseignants permanents)

* 644 étudiants (dont 529 pour le diplôme d'établissement)

* 1 DEA et 2 DESS

IEP Strasbourg :

* 140 enseignants

* 850 étudiants (dont 600 pour le diplôme d'établissement)

* 2 DESS et 2 DEA

IEP Toulouse :

* 150 enseignants

* 1300 étudiants (dont 800 pour le diplôme d'établissement)

* 1 DEA et 3 DESS


08/12/2003
Données : Observatoire Boivigny


R�dig� par Ide 34 le 08/12/2003 � 10:47 | Permalien | Commentaires (0) | Trackbacks (0)