Les deux établissements grenoblois ont lancé en 2011 avec Supcréa, qui dispense une formation de création graphique, (
http://www.supcrea.com/ la “Chaire Convergences”(
http://www.chaire-convergences.info/ ). Avec un budget de 30 000 euros (15 000 € de l’IEP et 15 000 € de GEM), ce dispositif de recherche et d’expérimentation porte sur le thème des mutations du journalisme et des médias, avec la généralisation du numérique et de l’Internet comme outil de production, de diffusion et de réception de l’information.
GEM et Sciences Po Grenoble se sont également positionnés sur une autre niche : celle du journalisme économique, avec un double diplôme lancé en 2010. Pour Gilles Bastin, directeur du master journalisme de l’IEP, "le but est de former des journalistes avec de fortes compétences managériales, capables d'innover et d'entreprendre dans les médias de demain". Demande des étudiants de l’IEP, mais aussi des étudiants de l’ESC, cette formation se déroule sur deux ans, à cheval entre les deux établissements.
Géraldine Russell, étudiante à l’IEP depuis 2008 et actuellement dans ce M1, est plus que satisfaite de son premier semestre passé à l’école de commerce. “Les cours à l'ESC, qui portent essentiellement sur des notions de marketing, management, gestion des ressources humaines, positionnement stratégique de l'entreprise et gestion d'une équipe, sont complémentaires de la formation dispensée à Sciences Po.” Voulant être journaliste depuis son entrée à l’IEP, elle reste cependant attachée à la culture “Sciences Po” et au label.
Même son de cloche pour Lola Palmier, qui vient d’une double licence “Histoire et Science Politique” à la Sorbonne. “A GEM, on travaille plus sur la forme que sur le fond. Dans le monde du travail il est important de savoir mettre en valeur son travail et de savoir s'exprimer correctement à l'oral en public et sur ces points, la formation de l'ESC est très utile et performante”, estime-t-elle.