Aux Etats-Unis, c'est une pratique courante: les meilleurs étudiants, les plus courus, négocient leurs frais d'inscription, le montant de leur bourse, ou encore la garantie d'obtenir un emploi d'appoint sur leur futur campus. En Grande-Bretagne, la crainte qu'un tel marché émerge est apparue cette année, selon le quotidien The Guardian. En effet, les frais d'inscription ont augmenté pour accroître les ressources des universités. Une partie de cette cagnotte pourrait être détournée de son objectif – améliorer la compétitivité des universités au plan mondial - et servir à attirer les étudiants par le biais de bourses. Le calcul est simple pour les établissements: mieux vaut accorder une allocation de quelques centaines de livres que de perdre les 3000 livres (4388 euros) que rapportent une inscription chaque année depuis la réforme nationale.
L' « Office pour un accès équitable » à l'enseignement supérieur (Office for fair access) a mis en garde: il n'est pas question de tolérer de telles pratiques de discount. Cela serait injuste entre étudiants et entraînerait quantité de problèmes pour les universités. Par exemple, les étudiants pourraient être incités à s'inscrire de plus en plus tard, escomptant des réductions. Mais l'office n'a aucun pouvoir pour empêcher de telles enchères à la baisse, autrement appelées « EasyJet à l'envers ».