Mercredi 25 Octobre 2006
DSK propose un patrimoine de d�part aux jeunes
Invité de David Pujadas au Journal de France 2 le 25 octobre, Dominique Strauss-Kahn a proposé de donner aux 18-25 ans "un patrimoine de départ". Il n'a pas précisé son montant et les modalités de financement.
Par patrimoine, on entend généralement un ensemble de biens et de droits évaluables en argent.
Blog DSK
Par patrimoine, on entend généralement un ensemble de biens et de droits évaluables en argent.
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Mardi 19 Septembre 2006
A l'UMP : conduire un maximum de jeunes vers des �tudes qualifiantes et longues
Nicolas Sarkozy, ministre et président de l'UMP, a fait ces derniers temps beaucoup de propositions concrètes pour le secondaire (carte scolaire, absentéisme, part du privé, encadrement des études, autonomie des établissements…) mais se contente pour l'instant de grandes formules pour le supérieur. Il constate avec dépit que « les ouvriers et les employés représentent 60% de la population active, mais leurs enfants 25% des étudiants à l'université, 15% des élèves en classes préparatoires, 8% des Polytechniciens. Le taux d'accès aux grandes écoles des enfants d'origine modeste est plus faible aujourd'hui que dans les années 50 » et cela, estime Nicolas Sarkozy, « l'école ne peut pas l'accepter » (1). Le président de l'UMP constate par ailleurs que seulement « 38% des jeunes d'une classe d'âge accèdent aux formations longues de l'enseignement supérieur - universités et grandes écoles - contre 75% dans les pays nordiques ou 65% aux Etats-Unis ». Il estime que cette différence pourrait avoir « des conséquences pour notre avenir économique et culturel ».
Il se prononce en faveur d'un décloisonnement des filières et de la formation tout au long de la vie, pour réduire, dit-il, « l'importance du diplôme de ses 25 ans sur l'ensemble du déroulement d'une carrière ». Il veut d'une « école qui ne soit plus cette succession de frustrations que trop d'élèves subissent », car, caricature-t-il, « on va en enseignement professionnel, parce qu'on a raté l'enseignement général. On va à l'université, parce qu'on a raté la classe prépa. On va à l'Ecole centrale, parce qu'on a raté Polytechnique. Et on est un raté de l'ENA, parce qu'on n'en est que deuxième… »
Au final, il se déclare pour :
- L'augmentation des places ouvertes dans les grandes écoles
- Pour le rapprochement des grandes écoles avec les universités
- Pour la création de grandes écoles professionnelles
- Pour que les filières professionnelles sans débouché soient supprimées.
- Pour que les IUT et les BTS accueillent en priorité les bacheliers professionnels et technologiques
- Pour que les passerelles entre l'enseignement professionnel et général ou technologie soient réellement garanties
- En faveur de la formation continue
Le parti majoritaire qui veut ouvrir les bourses étudiantes aux classes moyennes (sur la base du rapport du député UMP Laurent Wauquiez) se demande également s'il faut « contraindre tous les lycées à présenter les dossiers de leurs meilleurs élèves pour l'admission dans les classes préparatoires aux grandes écoles ».
Pour François Fillon enfin, le premier objectif doit être « celui de l'excellence » (1) et il faut « conduire un maximum de jeunes vers des études qualifiantes et si possible longues. La cible des 50% de jeunes poursuivant des études supérieures est absolument nécessaire ».
Rappelons par ailleurs qu'en septembre 2005, dans une tribune publiée par Le Monde, Nicolas Sarkozy s'était prononcé en faveur d'une « autonomie réelle » des universités et d'« un regroupement de structures », dont le nombre lui apparaît « trop élevé ». Il souhaitait notamment renforcer le pouvoir des président d'universités.
(1) Convention UMP pour la "France d'après" intitulée « Education : le devoir de réussite », en date du 22 février 2006 .
Il se prononce en faveur d'un décloisonnement des filières et de la formation tout au long de la vie, pour réduire, dit-il, « l'importance du diplôme de ses 25 ans sur l'ensemble du déroulement d'une carrière ». Il veut d'une « école qui ne soit plus cette succession de frustrations que trop d'élèves subissent », car, caricature-t-il, « on va en enseignement professionnel, parce qu'on a raté l'enseignement général. On va à l'université, parce qu'on a raté la classe prépa. On va à l'Ecole centrale, parce qu'on a raté Polytechnique. Et on est un raté de l'ENA, parce qu'on n'en est que deuxième… »
Au final, il se déclare pour :
- L'augmentation des places ouvertes dans les grandes écoles
- Pour le rapprochement des grandes écoles avec les universités
- Pour la création de grandes écoles professionnelles
- Pour que les filières professionnelles sans débouché soient supprimées.
- Pour que les IUT et les BTS accueillent en priorité les bacheliers professionnels et technologiques
- Pour que les passerelles entre l'enseignement professionnel et général ou technologie soient réellement garanties
- En faveur de la formation continue
Le parti majoritaire qui veut ouvrir les bourses étudiantes aux classes moyennes (sur la base du rapport du député UMP Laurent Wauquiez) se demande également s'il faut « contraindre tous les lycées à présenter les dossiers de leurs meilleurs élèves pour l'admission dans les classes préparatoires aux grandes écoles ».
Pour François Fillon enfin, le premier objectif doit être « celui de l'excellence » (1) et il faut « conduire un maximum de jeunes vers des études qualifiantes et si possible longues. La cible des 50% de jeunes poursuivant des études supérieures est absolument nécessaire ».
Rappelons par ailleurs qu'en septembre 2005, dans une tribune publiée par Le Monde, Nicolas Sarkozy s'était prononcé en faveur d'une « autonomie réelle » des universités et d'« un regroupement de structures », dont le nombre lui apparaît « trop élevé ». Il souhaitait notamment renforcer le pouvoir des président d'universités.
(1) Convention UMP pour la "France d'après" intitulée « Education : le devoir de réussite », en date du 22 février 2006 .
Mardi 19 Septembre 2006
Au Parti Socialiste : investir davantage dans l'universit�, la recherche et l'innovation
François Hollande, premier secrétaire du parti, regrette que « les enfants d'ouvriers représentent 30 % des élèves de 6ème », mais ne soient plus que « 18 % au niveau du baccalauréat » (1). Par ailleurs, il constate que « 80 % des enfants de cadres sont à l'université, quand il n'y a que 30% des enfants d'ouvriers qui y parviennent ». A l'unisson avec Nicolas Sarkozy, il s'offusque du fait que l'on ait eu « dans les grandes écoles de la République (…) un rétrécissement des recrutements par rapport à la situation, il y a 30 ans »
Il se prononce en faveur d'un plan de rattrapage pour l'université qui s'accompagnerait d'un « effort budgétaire important (…) car, analyse François Hollande, notre enseignement supérieur a pris du retard dans les équipements, dans le matériel, dans les recrutements ce qui donne des taux d'encadrement particulièrement faibles à l'université et des échecs liés au découragement, à l'absence de soutien, à la difficulté sociale puisque beaucoup d'étudiants sont obligés de travailler pour se payer leurs études ». Ce plan sera co-financé par les régions.
Dans le programme du Parti Socialiste, le paragraphe consacré à l'enseignement supérieur annonce « une profonde rénovation de l'Université, qui conduira sur 5 ans à porter la dépense par étudiant au même niveau que la moyenne des pays de l'OCDE ».
Le PS s'engage à améliorer « la situation étudiante par un meilleur encadrement et une meilleure orientation à la fin du lycée et dans le premier cycle, l'allocation d'autonomie sous condition de ressources et selon les besoins, l'amélioration du logement étudiant, un meilleur accueil des étudiants étrangers et le statut des doctorants ».
Le PS estime également que « tout bachelier issu d'une filière technologique ou professionnelle doit pouvoir être admis dans une formation supérieure courte s'il en fait la demande ».
Le programme du parti socialiste mentionne sa volonté de donner à « l'université de nouveaux moyens pour mieux garantir aux étudiants un égal accès à la connaissance, au diplôme, à la recherche, notamment par une autonomie de gestion des établissements dans le cadre d'un budget national.
Il entend également favoriser « les coopérations et plus généralement le rapprochement entre grandes écoles et Universités ainsi que les voies qui y mènent ».
Pour ceci le programme du PS prévoit une progression de 10 % chaque année, pendant la législature, du budget de la Recherche avec une programmation pluriannuelle d'emplois scientifiques qui tienne compte des départs à la retraite et accorde une chance réelle aux jeunes chercheurs ».
En visite à l'université d'Orsay en juin dernier, François Hollande avait précisé que le projet socialiste prévoyait « un milliard d'euros par an pour la recherche, un autre pour l'enseignement supérieur ».
Il appelle par ailleurs à la constitution de « pôles d'excellence où l'on trouvera enseignement supérieur, grandes écoles et centres de recherche ».
Les propositions du texte de référence des Etats généraux du PS, qui ont eu lieu à Marseille le 20 Mai 2006, sont :
- améliorer l'orientation, faciliter la diversification des parcours en renforçant la pluridisciplinarité et l'alternance en licence, ainsi que le développement de l'apprentissage.
- porter le montant des bourses à 500€ par mois et disjoindre l'octroi des bourses du revenu des parents afin de permettre une réelle autonomie des étudiants
- Créer dans chaque université une cellule d'information et de conseil aux étudiants sur l'ensemble des aides sociales dont ils peuvent bénéficier
- mettre en œuvre un nouveau plan de relance de la construction de logements étudiants
- étendre la démarche de contractualisation et d'évaluation, pour l'enseignement et la recherche
- mettre en œuvre un plan pluriannuel de recrutement, de formation et d'évolution des statuts pour l'ensemble des personnels de l'enseignement supérieur et de la recherche
- Faciliter l'insertion et promouvoir la professionnalisation (stages, alternance ou emplois en rapport avec la spécialité de formation)
- créer un statut pour les stagiaires
- faciliter les reprises d'études
Dans le passé, François Hollande avait également mentionné la volonté du PS de mettre en place un grand ministère de la recherche, l'enseignement supérieur et technologique. Il s'était enfin prononcé pour un engagement budgétaire de « 3% du PIB consacré à la recherche à l'horizon 2010 » et pour la création d'une « grande agence pour évaluer la recherche ».
A noter que Jack Lang (2) propose :
- une augmentation très forte du nombre des étudiants du supérieur
- une relance du plan social en faveur des étudiants
- une reprise des plans pluriannuels de création d'emplois d'enseignants-chercheurs et de chercheurs
- une union beaucoup plus forte entre les université et les organismes de recherche
- une accélération du rapprochement entre les universités et les grandes écoles
- la création d'une agence européenne de la science
- que 3 % du PIB de la France soit consacré à la recherche, tant publique que privée.
« Une de nos priorités devra concerner le logement étudiant, la rénovation et la construction de nouveaux parcs de cités U », affirme-t-il enfin.
Par ailleurs, le 19 septembre dernier, un journaliste de Libération (3) rapportait que Dominique Strauss-Kahn, en déplacement aux Etats-Unis, avait déclaré :
"Les universités françaises sont en train de plonger dans les palmarès internationaux. Si on continue comme ça, dans dix ans, c'est la fin de la présence française dans un grand nombre de disciplines. Il faut dynamiter le système, créer une concurrence entre les universités, en finir avec l'hypocrisie du diplôme unique. Ce qui n'empêche pas de garder le système dans le public et de conserver une vision égalitaire."
(1) Etats Généraux du PS à Marseille sur le thème : « L'Education, l'enseignement supérieur et la recherche, en date du 20 mai 2006
(2)www.jacklang.net
(3)http://libe-usa.blogs.com/
Il se prononce en faveur d'un plan de rattrapage pour l'université qui s'accompagnerait d'un « effort budgétaire important (…) car, analyse François Hollande, notre enseignement supérieur a pris du retard dans les équipements, dans le matériel, dans les recrutements ce qui donne des taux d'encadrement particulièrement faibles à l'université et des échecs liés au découragement, à l'absence de soutien, à la difficulté sociale puisque beaucoup d'étudiants sont obligés de travailler pour se payer leurs études ». Ce plan sera co-financé par les régions.
Dans le programme du Parti Socialiste, le paragraphe consacré à l'enseignement supérieur annonce « une profonde rénovation de l'Université, qui conduira sur 5 ans à porter la dépense par étudiant au même niveau que la moyenne des pays de l'OCDE ».
Le PS s'engage à améliorer « la situation étudiante par un meilleur encadrement et une meilleure orientation à la fin du lycée et dans le premier cycle, l'allocation d'autonomie sous condition de ressources et selon les besoins, l'amélioration du logement étudiant, un meilleur accueil des étudiants étrangers et le statut des doctorants ».
Le PS estime également que « tout bachelier issu d'une filière technologique ou professionnelle doit pouvoir être admis dans une formation supérieure courte s'il en fait la demande ».
Le programme du parti socialiste mentionne sa volonté de donner à « l'université de nouveaux moyens pour mieux garantir aux étudiants un égal accès à la connaissance, au diplôme, à la recherche, notamment par une autonomie de gestion des établissements dans le cadre d'un budget national.
Il entend également favoriser « les coopérations et plus généralement le rapprochement entre grandes écoles et Universités ainsi que les voies qui y mènent ».
Pour ceci le programme du PS prévoit une progression de 10 % chaque année, pendant la législature, du budget de la Recherche avec une programmation pluriannuelle d'emplois scientifiques qui tienne compte des départs à la retraite et accorde une chance réelle aux jeunes chercheurs ».
En visite à l'université d'Orsay en juin dernier, François Hollande avait précisé que le projet socialiste prévoyait « un milliard d'euros par an pour la recherche, un autre pour l'enseignement supérieur ».
Il appelle par ailleurs à la constitution de « pôles d'excellence où l'on trouvera enseignement supérieur, grandes écoles et centres de recherche ».
Les propositions du texte de référence des Etats généraux du PS, qui ont eu lieu à Marseille le 20 Mai 2006, sont :
- améliorer l'orientation, faciliter la diversification des parcours en renforçant la pluridisciplinarité et l'alternance en licence, ainsi que le développement de l'apprentissage.
- porter le montant des bourses à 500€ par mois et disjoindre l'octroi des bourses du revenu des parents afin de permettre une réelle autonomie des étudiants
- Créer dans chaque université une cellule d'information et de conseil aux étudiants sur l'ensemble des aides sociales dont ils peuvent bénéficier
- mettre en œuvre un nouveau plan de relance de la construction de logements étudiants
- étendre la démarche de contractualisation et d'évaluation, pour l'enseignement et la recherche
- mettre en œuvre un plan pluriannuel de recrutement, de formation et d'évolution des statuts pour l'ensemble des personnels de l'enseignement supérieur et de la recherche
- Faciliter l'insertion et promouvoir la professionnalisation (stages, alternance ou emplois en rapport avec la spécialité de formation)
- créer un statut pour les stagiaires
- faciliter les reprises d'études
Dans le passé, François Hollande avait également mentionné la volonté du PS de mettre en place un grand ministère de la recherche, l'enseignement supérieur et technologique. Il s'était enfin prononcé pour un engagement budgétaire de « 3% du PIB consacré à la recherche à l'horizon 2010 » et pour la création d'une « grande agence pour évaluer la recherche ».
A noter que Jack Lang (2) propose :
- une augmentation très forte du nombre des étudiants du supérieur
- une relance du plan social en faveur des étudiants
- une reprise des plans pluriannuels de création d'emplois d'enseignants-chercheurs et de chercheurs
- une union beaucoup plus forte entre les université et les organismes de recherche
- une accélération du rapprochement entre les universités et les grandes écoles
- la création d'une agence européenne de la science
- que 3 % du PIB de la France soit consacré à la recherche, tant publique que privée.
« Une de nos priorités devra concerner le logement étudiant, la rénovation et la construction de nouveaux parcs de cités U », affirme-t-il enfin.
Par ailleurs, le 19 septembre dernier, un journaliste de Libération (3) rapportait que Dominique Strauss-Kahn, en déplacement aux Etats-Unis, avait déclaré :
"Les universités françaises sont en train de plonger dans les palmarès internationaux. Si on continue comme ça, dans dix ans, c'est la fin de la présence française dans un grand nombre de disciplines. Il faut dynamiter le système, créer une concurrence entre les universités, en finir avec l'hypocrisie du diplôme unique. Ce qui n'empêche pas de garder le système dans le public et de conserver une vision égalitaire."
(1) Etats Généraux du PS à Marseille sur le thème : « L'Education, l'enseignement supérieur et la recherche, en date du 20 mai 2006
(2)www.jacklang.net
(3)http://libe-usa.blogs.com/
Mardi 19 Septembre 2006
A l'UDF : un pacte d'investissement pour l'enseignement sup�rieur
De son côté, François Bayrou, président de l'UDF, propose de faire de la Terminale une classe d'orientation et de préparation pour l'enseignement supérieur. Pour, dit-il, réduire la rupture du passage entre secondaire et supérieur (1).
Il faut encore, fait-il valoir, garantir l'égalité entre toutes les universités d'une part, et donner un égal accès de tous les lycées (de Paris, de banlieue, de province) aux filières sélectives. «Si par hypothèse, ce sont dix pour cent des élèves que l'on accepte de sélectionner, alors offrons dix pour cent du nombre de ses élèves à chaque établissement », avance François Bayrou qui estime que cela rééquilibrera les niveaux entre chaque établissement du secondaire.
Il estime enfin qu'il « sera de la responsabilité du prochain président de la République de poser la question de la relation entre l'université et les grandes écoles, entre les grandes écoles et le monde de la recherche, avec pour objectif de marier les qualités des unes et les qualités de l'autre, et si possible d'éviter d'additionner leurs inconvénients ».
Il propose un « pacte d'investissement sur l'enseignement supérieur signé de manière responsable, trans-partisane, sur dix ans et qui porte l'investissement par étudiant au niveau de la moyenne des pays performants de l'OCDE », ce qui signifie un objectif de « doublement des moyens en dix ans »
Rappelons par ailleurs qu'en novembre 2001, l'UDF Hervé Morin chargé du projet de formation au sein du parti centriste, avait appelé à « plus de liberté pour les universités », notamment dans l'habilitation et la construction des cursus et des diplômes. L'UDF proposait également de doter ces établissements d'un budget leur laissant suffisamment de marges de manœuvre pour définir leur politique.
(1) Extrait de l'intervention de François Bayrou à l'occasion du « débat national sur l'éducation » et du colloque éducation de l'UDF en date du 11 mars 2006
Il faut encore, fait-il valoir, garantir l'égalité entre toutes les universités d'une part, et donner un égal accès de tous les lycées (de Paris, de banlieue, de province) aux filières sélectives. «Si par hypothèse, ce sont dix pour cent des élèves que l'on accepte de sélectionner, alors offrons dix pour cent du nombre de ses élèves à chaque établissement », avance François Bayrou qui estime que cela rééquilibrera les niveaux entre chaque établissement du secondaire.
Il estime enfin qu'il « sera de la responsabilité du prochain président de la République de poser la question de la relation entre l'université et les grandes écoles, entre les grandes écoles et le monde de la recherche, avec pour objectif de marier les qualités des unes et les qualités de l'autre, et si possible d'éviter d'additionner leurs inconvénients ».
Il propose un « pacte d'investissement sur l'enseignement supérieur signé de manière responsable, trans-partisane, sur dix ans et qui porte l'investissement par étudiant au niveau de la moyenne des pays performants de l'OCDE », ce qui signifie un objectif de « doublement des moyens en dix ans »
Rappelons par ailleurs qu'en novembre 2001, l'UDF Hervé Morin chargé du projet de formation au sein du parti centriste, avait appelé à « plus de liberté pour les universités », notamment dans l'habilitation et la construction des cursus et des diplômes. L'UDF proposait également de doter ces établissements d'un budget leur laissant suffisamment de marges de manœuvre pour définir leur politique.
(1) Extrait de l'intervention de François Bayrou à l'occasion du « débat national sur l'éducation » et du colloque éducation de l'UDF en date du 11 mars 2006
Mardi 19 Septembre 2006
Au FN : s�lection et autonomie
« Pour l'enseignement supérieur (université, grandes écoles, instituts) et la recherche, les principes de l'excellence et de l'autonomie s'imposent », fait valoir le FN dans son programme. A cette fin : « les établissements d'enseignement supérieur doivent avoir la liberté de sélectionner leurs élèves, de choisir leurs professeurs parmi les lauréats de concours nationaux d'aptitude et de définir leurs programmes d'enseignement. Quant à la recherche, structurée depuis un demi-siècle en mastodontes sur le modèle soviétique, elle doit, pour retrouver son efficacité et sa compétitivité comme pour rendre aux spécialistes leur liberté de recherche en tous domaines, être décentralisée dans des unités à taille humaine et rapprochée de l'Université ».
Le programme du FN pour l'enseignement supérieur prévoit ainsi :
Des universités autonomes qui pourront choisir leurs professeurs, sélectionner leurs étudiants et augmenter les frais d'inscription. Concernant les filières sélectives, le FN souhaite que les classes préparatoires soient maintenues et leur niveau renforcé. « Les formules d'IUT (institut universitaire de technologie) et d'IUP (instituts universitaires professionnalisés) seront développées. Leur financement et leur direction seront assurés, par le biais du crédit d'impôt, par les professions et métiers », promet le FN, qui appelle par ailleurs à une dissolution de La Mutuelle étudiante (ex-MNEF) !
Le programme du FN pour l'enseignement supérieur prévoit ainsi :
Des universités autonomes qui pourront choisir leurs professeurs, sélectionner leurs étudiants et augmenter les frais d'inscription. Concernant les filières sélectives, le FN souhaite que les classes préparatoires soient maintenues et leur niveau renforcé. « Les formules d'IUT (institut universitaire de technologie) et d'IUP (instituts universitaires professionnalisés) seront développées. Leur financement et leur direction seront assurés, par le biais du crédit d'impôt, par les professions et métiers », promet le FN, qui appelle par ailleurs à une dissolution de La Mutuelle étudiante (ex-MNEF) !
Mardi 19 Septembre 2006
Au PCF : soustraire l'enseignement de tout enjeu de marchandisation.
Au parti communiste, on veut « soustraire de tout enjeu de marchandisation » l'enseignement et la recherche. On veut rapprocher les grandes écoles des universités pour faire « cesser la mise en concurrence stérile ». On veut enfin étendre les compétences du CNESER (Conseil National de l'Enseignement Supérieur et de la Recherche), composé d'élus des étudiants, des personnels de l'éducation ainsi que de membres représentant les grands intérêts nationaux, qui donne son avis sur toute réforme du supérieur.
Concernant les doctorants, Marie-George Buffet, secrétaire nationale du PCF, voudrait leur accorder le statut de salariés, avec un « statut analogue aux stagiaires de la fonction publique leur ouvrant les droits afférents ». Elle suggère également de créer un impôt nouveau, libératoire pour les entreprises qui font la preuve effective de leur investissement recherche et de l'embauche au niveau doctoral.
Sur un tract distribué par le PCF, on propose de faire de l'université « un instrument important de la formation tout au long de la vie » et de créer « un lien beaucoup plus grand (de l'université) avec les lieux de travail, avec l'activité professionnelle »
Concernant les doctorants, Marie-George Buffet, secrétaire nationale du PCF, voudrait leur accorder le statut de salariés, avec un « statut analogue aux stagiaires de la fonction publique leur ouvrant les droits afférents ». Elle suggère également de créer un impôt nouveau, libératoire pour les entreprises qui font la preuve effective de leur investissement recherche et de l'embauche au niveau doctoral.
Sur un tract distribué par le PCF, on propose de faire de l'université « un instrument important de la formation tout au long de la vie » et de créer « un lien beaucoup plus grand (de l'université) avec les lieux de travail, avec l'activité professionnelle »
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