"Avec la mondialisation, nous devons affirmer que nos �changes universitaires �chappent au mod�le commercial et que l'�ducation et la recherche sont un bien public et une responsabilit� publique." Telle est la volont� exprim�e par le ministre de la Jeunesse, de l'Education nationale et de la Recherche Luc Ferry, dans une interview au quotidien Les Echos du jeudi 18 septembre.
Selon le ministre fran�ais, "depuis 20 ans, la France a augment� les budgets de l'enseignement scolaire de fa�on exponentielle. A pr�sent, l'effort doit imp�rativement porter sur les universit�s. Cette conviction est partag�e au niveau europ�en." La m�thode Ferry: donner des moyens financiers. Dans un contexte de tarissement des ressources publiques, le ministre compte pr�senter (en juin prochain esp�re-t-il) un projet de loi sur l'autonomie des universit�s, qui permettrait d'envisager une participation financi�re accrue des entreprises et des collectivit�s locales. Il esp�re notamment une "synergie public-priv�" dans le domaine de la recherche. "Il faut bien comprendre qu'autonomie ne signifie pas d�sengagement de l'Etat, privatisation ou r�gionalisation", a insist� M. Ferry.
Autre voie explor�e: la hausse des droits d'inscription: "m�me si nous refusons le mod�le am�ricain avec des droits d'inscription � 15000 euros, doit-on se contenter d'une augmentation de 3% � 5% par an?" Le ministre invite les organisations syndicales � en d�battre, en soulignant que le volet "accompagnement social des �tudiants" sera abord� en parall�le. Comment les syndicats vont-ils accueillir cette augure alors qu'ils viennent de se battre pour obtenir, in extremis, le retrait d'une r�forme � la baisse des allocations logement ?
|