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Sujet : La recherche dans les écoles de commerce
IDE 34 A quoi sert la recherche dans les écoles de commerce ? A pas grand chose, d'après The Economist.  
 
Practically irrelevant?
Aug 28th 2007
From Economist.com
 
What is the point of research carried out in business schools?
 
LIKE other academic institutions, business schools are judged by the quality of the research carried out by their faculties. At the same time they mean to equip their students for the real world, however that is defined. Whether academic research actually produces anything that is useful to the practice of business, or even whether it is its job to do so, are questions that can provoke vigorous arguments on campus.
 
(...)
 
On one level, the question is simple to answer. Research in business schools, as anywhere else, is about expanding the boundaries of knowledge; it thrives on answering unasked questions. But it is also about cementing schools'—and professors'—reputations. Schools gain kudos from their faculties’ record of publication: which journals publish them, and how often. In some cases, such as with government-funded schools in Britain, it can affect how much money they receive. For professors, the mantra is often “publish or perish”. Their careers depend on being seen in the right journals.
 
Part of the trouble is that the journals labour under a similar ethos. They publish more than 20,000 articles each year. Most of the research is highly quantitative, hypothesis-driven and esoteric. As a result, it is almost universally unread by real-world managers. Much of the research criticises other published research. A paper in a 2006 issue of Strategy & Leadership commented that “research is not designed with managers' needs in mind, nor is it communicated in the journals they read…For the most part it has become a self-referential closed system [irrelevant to] corporate performance.”
 
(...)
 
The research is almost universally unread by real-world managers

Ce qui est comique, c'est de voir aujourd'hui les directeurs de business schools défendre l'intérêt de conduire des recherches, alors qu'il y a à peine 10 ans, ces mêmes directeurs vantaient la proximité de leurs professeurs practiciens de l'entreprise.
 
Bon c'est vrai, il faut toutefois nuancer, la recherche conduite dans les BS françaises est avant tout de la recherche appliquée et financée par l'entreprise. Elle peut donc se traduire dans les cours des étudiants et n'éloigne pas non plus trop les enseignant-chercheurs du monde réel.

 
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Severus Meadow Complètement d'accord. Mais je crois quand même qu'un problème de "masse critique" va se poser...Et je ne crois pas que la seule motivation de monter dans les rankings suffise, il n'y à qu'à lire l'article de The Economist qui chapeaute le topic. Ca ne nous fait pas des noeuds au cerveau tout ça ? Parce que si la B-School donne dans les sciences sociales, elle entre dans le pré carré d'autres établissements...
Charles Ce que tu dis est malheureusement très vrai...même si l'on observe quand même un développement de la recherche pure (par opposition à la recherche appliquée) dans ces écoles. Elles le font notamment parce que les rankings internationaux prennent en compte ce type de paramètres.  
 
Il est vrai qu'elles auraient beaucoup à gagner à mener davantage de recherches en sciences sociales, pour leur image de marque et leur visibilité internationale.  
 
 
 
Severus Meadow Mais alors ça ne rimerait plus à rien...De par son fonctionnement privé, très privé même, la B-School ne peut pas se livrer à des recherches pour l'amour de l'art en sciences sociales "en lien" avec l'éco.  
Bon, je suis d'ac, ça les honorerait. Mais les B-Schools n'ont pas la source : vous parlez de "liens" donc, en quelquesorte, d'interdisciplinarité ; or c'est un gros manque dans ces "petites" écoles, l'accent n'est presque jamais mis sur la théorie pure...Ensuite, les B-Schools n'en ont peut être pas forcément l'envie, vu que n'ayant pas d'instructions éclairées venant du haut, elles préfèrent se livrer à des calculs stratégiques de rentabilité sur leurs élèves.  
Enfin, y-aurait-t-il seulement des débouchés à cette recherche mi-chèvre mi-chou? Je me pose la question...
 
 
 
alice Cela honorerait les écoles de commerce que d'être capables de mener des recherches en économie ou en sciences sociales en lien avec l'éco...
Severus Meadow Ah 100% d'accord ! Mais alors, sur quoi veux-tu que les B-Schools se concentrent à part le management privé stricto sensu ? Pour le management public, c'est pas l'ENA ou les IEP ou leurs équivalents en fac ? Pour l'économie n'est-ce pas les facs d'éco ? Même le market peut être visité sous l'angle des sciences sociales ?
Charles Si je pense que c'est compatible, c'est juste qu'il faut que les business schools arrêtent de se concentrer uniquement sur le management privé stricto sensu...il n'y a rien à trouver en stratégie ou en marketing ! Ce sont des matières vides de sens (au même titre que la science politique d'ailleurs), pour lesquelles tout a déjà été dit ou presque...à quoi bon financer des chercheurs qui vont tourner en rond ?
Severus Meadow Et si la "recherche", telle qu'on en parle pour les grandes universités -américaines, notamment- n'était pas compatible avec les Business Schools ?  
 
Après tout, ça ne revient pas à demander, toutes proportions gardées, à des lycées techniques de faire des dissertations sur l'action commerciale ?
IDE 34 A quoi sert la recherche dans les écoles de commerce ? A pas grand chose, d'après The Economist.  
 
Practically irrelevant?
Aug 28th 2007
From Economist.com
 
What is the point of research carried out in business schools?
 
LIKE other academic institutions, business schools are judged by the quality of the research carried out by their faculties. At the same time they mean to equip their students for the real world, however that is defined. Whether academic research actually produces anything that is useful to the practice of business, or even whether it is its job to do so, are questions that can provoke vigorous arguments on campus.
 
(...)
 
On one level, the question is simple to answer. Research in business schools, as anywhere else, is about expanding the boundaries of knowledge; it thrives on answering unasked questions. But it is also about cementing schools'—and professors'—reputations. Schools gain kudos from their faculties’ record of publication: which journals publish them, and how often. In some cases, such as with government-funded schools in Britain, it can affect how much money they receive. For professors, the mantra is often “publish or perish”. Their careers depend on being seen in the right journals.
 
Part of the trouble is that the journals labour under a similar ethos. They publish more than 20,000 articles each year. Most of the research is highly quantitative, hypothesis-driven and esoteric. As a result, it is almost universally unread by real-world managers. Much of the research criticises other published research. A paper in a 2006 issue of Strategy & Leadership commented that “research is not designed with managers' needs in mind, nor is it communicated in the journals they read…For the most part it has become a self-referential closed system [irrelevant to] corporate performance.”
 
(...)
 
The research is almost universally unread by real-world managers

Ce qui est comique, c'est de voir aujourd'hui les directeurs de business schools défendre l'intérêt de conduire des recherches, alors qu'il y a à peine 10 ans, ces mêmes directeurs vantaient la proximité de leurs professeurs practiciens de l'entreprise.
 
Bon c'est vrai, il faut toutefois nuancer, la recherche conduite dans les BS françaises est avant tout de la recherche appliquée et financée par l'entreprise. Elle peut donc se traduire dans les cours des étudiants et n'éloigne pas non plus trop les enseignant-chercheurs du monde réel.
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