| Le chiffre: 84,6% des étudiants sont regroupés sur les 43 sites sièges d'université en province |
L'atlas régional publié fin décembre par le ministère de l'Education nationale (1) met en exergue deux caractéristiques du système d'enseignement supérieur en France: son nombre important de sites (2) - 641 sur le territoire national - et la forte concentration des étudiants sur quelques-uns. En 2003 en effet, "près d'un quart des unités urbaines (agglomérations, ndlr) de métropole et des DOM propose au moins une formation d'enseignement supérieur", selon cette étude. Depuis les années 70, les nouvelles implantations se sont multipliées "afin d'améliorer l'accession des bacheliers et des étudiants" à ces formations. En province, on comptait 586 sites en 2003, nombre qui inclut les formations post-bac offertes dans les lycées. L'étude fait apparaître que les étudiants se concentrent sur quelques sites, tous sièges d'universités. "Les 43 sites sièges d'université ou de CUFR (3) de province, soit 7,4% de tous les sites, accueillent à eux seuls 84,6% de la population étudiante en formation", notent ses auteurs. "Dans ces sites, 70% des étudiants sont en formation en universités ou (établissements) assimilés", poursuivent-ils. En comparaison, les sites de province sans formation universitaire, au nombre de 433, n'accueillent que 4% des effectifs d'étudiants. L'Ile-de-France est toujours particulièrement attractive: 26,4% des étudiants français y suivent une formation supérieure, "soit 7 points de plus que le poids des 17-25 ans", selon les données de l'atlas régional. A noter, 34,7% de ceux en 3e cycle suivent leur formation en IDF. Si l'on ne tient compte que des étudiants de l'université, plus de 92% d'entre eux se trouvent dans les 43 sites sièges. Les 110 sites secondaires répertoriés en province, eux, "font une large place aux formations des IUT, qui constituent 41,1% des effectifs des universités et assimilés de ces sites". "Les universités d'Amiens, de Caen, de Dijon, de Nancy I et de Poitiers sont les cinq universités de province ayant le plus de sites secondaires", précisent les auteurs. L'analyse de la répartition des effectifs, selon les structures d'accueil, l'espace et le temps, "révèle les possibilités d'un service public de proximité grâce à ses antennes, en même temps que la capacité d'offre internationale de formation et de recherche de la France dans ses régions", estime Jean-Marc Monteil, directeur de l'enseignement supérieur, dans cet atlas. |
NB : (1) "Atlas régional - les effectifs d'étudiants en 2003-2004", Direction de l'évaluation et de la prospective (2) Un site d'enseignement supérieur, selon la définition du ministère, est une commune ou un ensemble de communes dans laquelle ou lesquelles au moins un étudiant est inscrit dans une formation d'enseignement supérieur, quel que soit l'établissement (université, lycée, école, faculté privée...) ou la nature de la formation (universitaire ou non). (3) Il y a deux Centres universitaires de formation et recherche en France, à Albi et à Nîmes. Les 82 universités françaises, les 2 CUFR et les 4 grands établissements que sont l'IEP de Paris, l'INALCO, l'Institut de physique du globe et l'Observatoire de Paris forment l'ensemble appelé par le ministère "universités et assimilés". |
Christophe Angeli 2005-01-03 |