| Programme Erasmus : 3 millions d’étudiants d’ici 2011 ? |
1,4 million d’étudiants ont participé à ce jour au programme communautaire Erasmus qui finance depuis 1987 la mobilité des jeunes en Europe et des coopérations entre établissements du supérieur. L’objectif affiché par l’Union européenne était de franchir la barre des 3 millions d’ici 2009-2010. Mais dans les derniers chiffres avancés par la Commission, mi-juillet, la date a été repoussée, à 2011. « Nous allons y mettre les moyens. Le programme n’est pas parfait, on entend souvent que les montants des bourses ne sont pas assez élevés, que les procédures sont souvent longues…Mais nous nous félicitons du fait qu’il est l’un des plus connus. On parle même de génération Erasmus », estime Frédéric Vincent, porte-parole de la commissaire en charge de l’éducation jusqu’au 1er novembre prochain, Viviane Reding. La mise en place du LMD, dans le cadre du processus de Bologne auquel participent quarante Etats, devrait aussi favoriser la mobilité des étudiants dans l’UE même. « Les diplômes européens bénéficieront d’une meilleure transparence, et l’Europe de l’enseignement supérieur sera plus visible aux yeux du monde, avec le système 3 – 5 – 8 », ajoute Frédéric Vincent. Le dispositif Erasmus est lui-même partie du programme Socrates (éducation et formation initiale) qui couvre les années 2000 à 2006. Et à partir de 2007 ? Au cœur de l’été, la Commission européenne a adopté des propositions pour une nouvelle génération de programmes dans le domaine de l’éducation, mais aussi de la jeunesse, de la culture et de l’audiovisuel, pour la période 2007-2013. Ces propositions, élaborées à partir de l’évaluation des programmes actuels et de multiples consultations, devront être adoptées par le Conseil européen et le Parlement, d’ici fin 2005. Parmi les nouveautés concernant l’éducation et la formation, la notion de « programme d’action intégré » pour suivre les personnes « tout au long de la vie » : de l’enseignement scolaire (Comenius) à l’enseignement pour les adultes (Grundtvig) en passant par l’enseignement supérieur (Erasmus) et la formation professionnelle (Leonardo Da Vinci). Ces volets existaient déjà auparavant, mais n’étaient pas tous regroupés. Ils sont rendus plus flexibles et faciles d’accès, leur lisibilité est accrue et leur gestion se fera de façon plus décentralisée. Surtout, les fonds alloués à ces actions vont être considérablement augmentés : le budget de Socrates était de 1,85 milliard d’euros pour 7 ans, celui du programme intégré devrait être de 13,62 milliards d’euros pour 7 ans également. A noter, Erasmus reçoit 43% de ce budget. |
Alison Cartier 2004-09-26 |