| Des relations traditionnelles entre grandes �coles et entreprises qui se modernisent |
Parrainage ou sponsoring A la diff�rence du m�c�nat, les op�rations de parrainage ont pour objectif premier de promouvoir l�image du sponsor et sa marque. Ce chapitre est h�t�roclite : conf�rences, �v�nements, financement de locaux et d��quipements, jeux-concours, associations sportives ou culturelles de la grande �cole� A l�Ecole sp�ciale des travaux publics, du b�timent et de l�industrie (ESTP), les promotions sont parrain�es par une ou plusieurs entreprises depuis 1976. Celle qui sortira cette ann�e l�est par Colas, � leader de la route �. L�entreprise ne fait pas qu�accoler son nom : elle peut octroyer des bourses, organiser des rencontres et visites sur son site, offrir des stages, ou encore proposer un coaching individuel. |
Intervenants Les interventions dans l�enseignement de personnalit�s ext�rieures (chefs d�entreprise, juristes, financiers etc.) sont d�velopp�es � la fois dans les �coles de commerce et d�ing�nieurs. Il s�agit d��tre ouvert � la soci�t� et donc aux entreprises, et de faire le lien avec la pratique professionnelle. Audencia � Nantes s�est adjoint par exemple � un r�seau de quelque 350 professionnels qui sont associ�s au corps professoral, notamment dans le cadre des enseignements de sp�cialisation et des enseignements transversaux �. L�intervenant y trouve aussi son avantage : en termes de r�mun�ration, et aussi d�enrichissement au contact d�un public critique. |
Participation aux instances de direction Les entreprises s�impliquent dans la p�dagogie des �coles, depuis les interventions de professionnels aux �tudes de cas, en passant par les stages. Des cours � la direction des �coles, il n�y a qu�un pas : de nombreux chefs d�entreprises sont membres des conseils d��tablissement, mais souvent de fa�on symbolique. En revanche, certaines �coles sont v�ritablement co-g�r�es : l�Ecole sp�ciale des travaux publics (ESTP) notamment met � l�entreprise au c�ur de l��cole �, dans son conseil d�administration, son conseil de perfectionnement (avec la participation des f�d�rations professionnelles) et son conseil de recherche. |
Ecoles consulaires Les chambres de commerce et d�industrie, dans le cadre de leur mission de formation, ont cr�� nombre de grandes �coles et les financent. HEC, l�ESCP-EAP ou encore l�ESIEE (�cole d�ing�nieurs) sont par exemple affili�s � la CCI de Paris. Etablissements publics, les CCI sont les interpr�tes et les d�fenseurs des entreprises industrielles, commerciales et de services : elles assurent que les formations propos�es correspondent aux attentes de l��conomie. Elles apportent aussi leur expertise et leur r�seau aux �tablissements. |
Formation continue La quasi-totalit� des grandes �coles proposent de la formation continue, ne serait-ce que pour les ressources financi�res qu�elle procure. Des formations standards, parfois dipl�mantes, au sur-mesure, des programmes courts ou on-line aux sp�cialisations � plein temps ou en temps partag�, l��ventail est large. A noter, les �coles peuvent appuyer les universit�s d�entreprise, en pleine expansion, comme le fait HEC. Et r�ciproquement, des �l�ves de l��cole peuvent parfois acc�der � ces universit�s d�un type particulier, offrant des formations et menant des �tudes ou de la recherche appliqu�e. |
Recherche La recherche est un domaine � part de la relation grandes �coles-entreprises, puisqu�elle est le plus souvent le fait des enseignants-chercheurs. Les �tablissements ont les moyens d�en faire venir de l��tranger, ce qui contribue � l�attractivit� de leurs recherches aux yeux des entreprises. 125 professeurs-chercheurs permanents, de 15 nationalit�s (80% de doctorants), exercent par exemple � l�ESCP-EAP. Ils travaillent avec des entreprises partenaires sur des questions concr�tes. Les contrats repr�sentent des sommes substantielles pour les grandes �coles : � Telecom Paris, le chiffre d�affaires des collaborations contractuelles avec des industriels s�est �lev� en 2003 � 3,93 millions d�euros ; � Polytechnique, le montant des contrats de recherche avec des entreprises �tait de 1,949 million d�euros en 2002. Cette �cole noue d�autres partenariats, avec des organismes publics, de d�fense et dans le cadre de projets financ�s par l�Union europ�enne, soit pour la m�me ann�e un total de 9,64 millions d�euros de contrats. |
Taxe d�apprentissage D�un taux de 0,5% de la masse salariale, la taxe d�apprentissage est due avant chaque 1er mars par les entreprises soumises � l�imp�t sur les soci�t�s ou aux b�n�fices industriels et commerciaux. Elle a pour objet le financement de l�apprentissage proprement dit ainsi que des �tablissements de formations technologiques et professionnelles(organismes de formation agr��s, �coles, instituts priv�s et universit�s). Les entreprises choisissent le ou les �tablissements auquel la taxe est affect�e. Chaque �cole tente de les rallier � sa cause car il s�agit d�une ressource propre indispensable � son financement : 6,4% du budget du groupe ESC Rennes, 13% de celui de l'ESC Lille par exemple. |
Apprentissage et alternance �tudes/entreprise La plupart des �coles de commerce proposent la formule de l�apprentissage : � l�ESC Lille, une quarantaine d��tudiants peuvent opter pour la section lilloise, une quarantaine pour la section parisienne, � partir de la 2e ann�e et jusqu�en fin de cursus. L�enseignement est concentr� sur le lundi et le mardi, les autres jours l�apprenti est dans l�entreprise avec le soutien d�un ma�tre d�apprentissage. Il est suivi � l��cole par un tuteur et passe les m�mes examens que les �l�ves de la fili�re classique. Tous les apprentis sont exon�r�s de frais de scolarit�, et leur r�mun�ration correspond � un bar�me d�termin�. L�apprentissage s�est fortement d�velopp� depuis une dizaine d�ann�es, au b�n�fice des �tudiants et des entreprises. Il n�est pas toujours suffisamment structur�. D�autres formules pour �tre � la fois � l��cole et dans l�entreprise existent : les contrats de qualification ou encore l�alternance, qui est plus souple. L��l�ve est en effet sous convention de stage ou sous contrat de travail et suit � peu pr�s le m�me rythme que l�apprenti. R�mun�r� par l�entreprise, il doit r�gler ses frais de scolarit� mais peut effectuer plusieurs stages ou contrats durant sa scolarit�. Enfin, une ann�e de c�sure est souvent possible : la scolarit� est interrompue pour un stage ou un contrat � temps plein. L��l�ve revient avec de nouvelles comp�tences acquises et un projet professionnel plus pr�cis. |
Stages Ils sont essentiels � des �coles dites professionnalisantes. Diff�rents stages peuvent jalonner le parcours de formation : notamment � l�ESC Lille, un � stage d�application � de trois mois doit �tre effectu� en fin de 1�re ann�e, puis un � stage d�approfondissement et un stage de fin d��tudes � interviennent en 2e et 3e ann�es. Les objectifs assign�s sont de plus en plus exigeants. Les services des stages ou des carri�res d�veloppent des pratiques plus ou moins �labor�es afin de faciliter le contact entre �tudiants et entreprises (d�p�t des CV des �tudiants, organisation de rencontres, plaquettes et rapports d�activit� mis � disposition par l�entreprise�). Des � forums entreprises � sont souvent r�unis par les grandes �coles, au moins une fois par an, afin de permettre un dialogue avec des �tudiants motiv�s, de s�lectionner des profils, et de faire valoir la soci�t�. L�ESCP-EAP rassemble ainsi environ 130 entreprises de tous domaines d�activit� lors de son forum annuel. M�me les grandes �coles qui n�ont pas un rapport �vident avec le secteur priv� s�y frottent : l�ENA impose d�sormais un stage en entreprise (sont privil�gi�s le management, la gestion des ressources humaines et la gestion financi�re) et les �tudiants en journalisme du CFJ int�grent pour une dizaine de jours en 2e ann�e la direction de la communication d�une grande soci�t�. Ce dernier stage est organis� par l�Institut de l�Entreprise, une association de r�flexion pour dirigeants qui s�est �engag�e dans des programmes visant � familiariser certains publics�, jouant � un r�le strat�gique, aux r�alit�s de l�entreprise �. |
Junior entreprises Les Junior entreprises sont des associations constitu�es au sein d��tablissements d�enseignement sup�rieur et dont les membres participent, moyennant r�mun�ration, � la r�alisation d��tudes � caract�re p�dagogique pour des entreprises ou des collectivit�s. La r�alisation des missions doit apporter une plus-value intellectuelle aux �tudiants. Les Junior entreprises sont coordonn�es par la Conf�d�ration nationale des Junior entreprises (CNJE), cr��e en 1969. Il y a une de ces associations dans quasiment toutes les �coles de commerce et d�ing�nieurs. Agro-service �tudes, qui s�est donn� les m�mes fonctions qu�un bureau d��tudes, est le nom de la Junior entreprise de l�Institut national agronomique Paris-Grignon (INAPG). |
Alison Cartier 2004-05-23 |