Les premiers cycles universitaires d�laiss�s au profit de fili�res plus s�lectives (�tude)


Les effectifs de l�enseignement sup�rieur ont cr� fortement jusqu�au milieu des ann�es 90, avant de stagner, selon un article publi� dans la derni�re �dition d�Education & formations (minist�re de l�Education) portant sur les grandes �volutions de l�enseignement sup�rieur depuis 15 ans (1). La part des premiers cycles universitaires a recul�, notamment face � des fili�res plus s�lectives. Mais l�universit� se rattrape sur les troisi�mes cycles.

 
Les effectifs �tudiants ont connu une forte croissance de la fin des ann�es 80 au milieu des ann�es 90, expose Ma�l Theuli�re, du bureau des statistiques sur l�enseignement sup�rieur. Entre 1987 et 1995, les effectifs du sup�rieur sont ainsi pass�s de 1.400.000 � pr�s de 2.180.000, soit une croissance de plus de 55% en huit ans. Les progr�s de la scolarisation n�ont ensuite plus suffi � compenser la baisse d�mographique. Les inscriptions ont donc stagn�. La rentr�e 2002 a paru marquer un tournant, avec une reprise de la hausse des effectifs li�e � l�am�lioration de l�offre de formation, � la d�t�rioration du march� de l�emploi et l�accroissement de l�accueil d��tudiants �trangers, selon son �tude.

65% des �tudiants � l�universit�
Les �volutions sont tr�s diff�rentes pour l�universit�, les fili�res courtes et les grandes �coles. Au d�but de la d�cennie 90, avec notamment l�am�lioration du taux d�acc�s en 2e cycle et le d�veloppement du 3e cycle, la population universitaire a cr� au m�me rythme que l�ensemble du sup�rieur, avant de subir une �rosion � partir de 1996. L�effectif du premier cycle (DEUG) a ainsi recul� de 16% entre 1995 et 2001. Le taux d�acc�s en 2e cycle (Licence et Ma�trise) a diminu� depuis 3 ans mais le nombre d��tudiants qui entrent � l�universit� directement dans ce cycle a augment�, en liaison avec la cr�ation des licences professionnelles, le d�veloppement des IUP et l�arriv�e d��tudiants �trangers. L�augmentation a �t� nette aussi en 3e cycle gr�ce au succ�s des DESS (+72% depuis 1995).
Les disciplines �voluent de fa�on contrast�e : toutes ont progress� au d�but des ann�es 90 puis la baisse des effectifs a �t� diversement r�partie. Les sciences appliqu�es, sciences �conomiques et de gestion ainsi que les STAPS ont connu par contre une progression. Aujourd�hui, l�universit� continue d�accueillir 65% des �tudiants.

Un �tudiant sur dix en pr�pa ou grande �cole
Les �coles et classes pr�pas rassemblent en 2001 un peu plus d�un �tudiant sur 10. Le plan � Universit� 2000 �, qui avait pour objectif le doublement du nombre de dipl�m�s des �coles d�ing�nieurs, a permis un d�veloppement spectaculaire de cette branche au d�but des ann�es 90. En 2001, 26.000 dipl�mes d�ing�nieurs ont �t� d�livr�s contre 16.000 dix ans auparavant.
Sur la m�me p�riode, les effectifs des �coles de commerce reconnues par l�Etat ont plus que doubl�. Longtemps parall�le � la progression du nombre d��coles, la croissance des effectifs s�est acc�l�r�e entre 1997 et 2001 (+50%) alors que le nombre d��coles s�est stabilis�.
Les CPGE restent le moyen d�acc�s privil�gi� aux grandes �coles, m�me si elles ne sont plus l�unique porte d�entr�e des �coles de commerce. Leurs effectifs ont baiss� entre 1992 et 1994 pour se redresser jusqu�en 1996. Depuis, les CPGE semblent avoir �t� affect�es par une relative d�t�rioration de leur image aupr�s des bacheliers.
En ce qui concerne les autres �tablissements d�enseignement sup�rieur, appartenant principalement au secteur priv� (autres �coles de commerce, �coles d�art et d�architecture, �tablissements universitaires priv�s), ils sont en constante progression : 139.000 �tudiants sont d�sormais recens�s en leur sein.

NB :
(1) : � l��volution des effectifs de l�enseignement sup�rieur (1990-2001) � (http://www.education.gouv.fr/stateval/revue/revue67/resuef67.htm Voir aussi : "un �tudiant sur quatre en IDF" (http://www.boivigny.com/index.php3?action=page&id;_art=78557







A.C. 
2004-05-22
source http://www.boivigny.com