| Les frais de scolarit� non significatifs au regard du co�t r�el Les frais de scolarit� pay�s par les �tudiants fran�ais p�sent relativement peu dans le budget des �tablissements d�enseignement sup�rieur. Les universit�s et les �coles sont donc amen�es � chercher d�autres types de ressources. Avec plus ou moins de fortune. |
Des frais de scolarit� peu �lev�sLe dipl�me de l�Ecole Centrale de Paris co�te quelque 1200 euros aux �tudiants (3 ans d'�tudes), c�est-�-dire le prix d�un ordinateur. A la facult� de Droit d'Assas, cinq ann�es d��tudes reviennent � 700 euros (en droits d�inscription), soit le prix d�un mois de loyer pour un 2-pi�ces � Paris. Quelques �tablissements (les �coles de commerce notamment) pr�sentent des frais de scolarit� plus �lev�s, mais ne facturent toutefois pas le co�t r�el de leur formation aux �tudiants. |
Le co�t r�el Le co�t annuel r�el d�un �tudiant en universit� est de 6.500 euros en moyenne. Dans les autres �tablissements, qu�ils soient priv�s ou public, ce co�t oscille entre 5.000 et 20.000 euros par an. Rares sont les �tablissements qui r�alisent une marge positive avec les frais vers�s par un �tudiant en formation initiale. Par exemple, l�ESJ Lille (�cole de journalisme) �value le co�t de formation d�un �tudiant dans son �tablissement � 15.000 euros par an. L��cole ne demande cependant "que" 3.000 euros par an et par �tudiant. Les �coles de commerce estiment quant � elles que la formation d'un �tudiant leur co�te entre 10.000 et 20.000 euros par an. Elles ne facturent pourtant "que" 5.000 � 8.000 euros aux �l�ves. |
Une part variable dans le budget des �tablissements Si ces frais de scolarit�, aussi bas soient-ils, repr�sentent une ressource importante des budgets des universit�s publiques (jusqu�� 20%) ou des instituts priv�s (ils couvrent 40% des charges de l�Institut Catholique de Paris), ce n�est pas le cas pour les grandes �coles. Ainsi le co�t de la scolarit� assum� par les �l�ves repr�sente-t-il 2,36% des ressources de l�Ecole Nationale des Ponts et Chauss�es et 6% des ressources de l�IEP de Paris. Ces �tablissements se financent avec d�autres types de revenus. |
D�autres sources de financement pour arriver � l��quilibre (hors financement �tatique) Si les frais de scolarit� apport�s par les �tudiants en formation initiale ne couvrent pas le co�t de la formation, en revanche les troisi�mes cycles (et notamment des MBA) peuvent g�n�rer une marge b�n�ficiaire. Par ailleurs, le produit de la formation continue constitue une source de revenu significative. Les �tablissements d�enseignement sup�rieur peuvent �galement se financer avec des contrats de recherche, des prestations de services, la taxe d�apprentissage et recueillir des subventions priv�es ou publiques. |
Les �tudiants acceptent parfois de payer plus Quand les frais de scolarit� sont plus �lev�s que les frais universitaires, ils sont g�n�ralement justifi�s par de meilleures conditions de travail (locaux, taux d�encadrement, moyens informatiques�). Ils peuvent �galement s�expliquer par le caract�re technique d�une formation et le mat�riel mis � disposition (notamment dans le cas des formations scientifiques ou artistiques). Dans d�autres cas, la r�putation des �tablissements justifie l�investissement aux yeux des �tudiants. Quoi qu�il en soit, rares sont ceux qui ont conscience du co�t r�el de leur formation, peu d��tablissements communiquant sur le sujet. Voir tableau annexe (http://www.boivigny.com/index.php3?action=page&id;_art=48647) |
Pierre-Alban Pillet 2003-09-30 |