-Nous sommes pour la multiplication des filières sélectives courtes. Il n’y a qu’à voir le succès des IUT : ils étaient destinés initialement à ceux qui n’ont pas les moyens de faire des études longues. Et avec une dose de sélection à l’entrée, ils accueillent de très bons éléments. Ce diplôme joue vraiment le rôle d’ascenseur social. Beaucoup poursuivent d’ailleurs leurs études ensuite.
En premier lieu, il faut développer l’orientation au lycée : présenter ce qu’il y a concrètement dans telles ou telles études, ce sur quoi elles débouchent, quel est le taux d’insertion professionnelle… L’étudiant sélectionnera alors en connaissance de cause où il veut aller. Et naturellement, certaines filières seront à revoir à la baisse au niveau des effectifs, alors que d’autres filières qui fonctionnent (IUT, alternance…) verront les étudiants affluer. Au fur et à mesure, chacun trouvera sa place dans une filière sélective, avec une manière de travailler qui lui convienne. Nous parlons de «démocratisation de la réussite» : il n’y aura pas de laissés-pour–compte.
On peut penser qu’un tel système reviendrait plus cher, mais c’est faux : un étudiant en Deug coûte 7.000 euros par an, un étudiant en IUT 8.500 à 9.000 euros. Mais le Deug, en raison du taux d’échec important dans ce diplôme, dure 3 ans et demi en moyenne, alors que l’IUT se fait bien en 2 ans. Et à terme, le financement des filières professionnelles devrait être mieux partagé entre le privé et le public. Cela aurait des effets synergiques en termes de budget.