Il y en a plusieurs : tout d'abord les entreprises versent une taxe professionnelle. Les universités doivent donc développer leurs relations avec le monde économique pour en collecter davantage.
Les universités pourraient également faire appel aux anciens élèves, il n'y a pas de raison pour que cela n'existe que dans les grandes écoles. Enfin les collectivités locales sont appelées à contribuer davantage, surtout pour ce qui concerne les aspects dits de « vie étudiante» (bourses de mobilité, restauration, transports, services de proximité…, Ndlr).
A cette fin, la mise en place de fondations, thématiques mais surtout locales, pourrait être envisagée pour faciliter la quête et la gestion des sources de financement alternatives, à l'image de ce que fait déjà, mais insuffisamment, la Fondation Nationale des Sciences Politiques en France ou de ce qui existe aux Etats-Unis. Chaque établissement pourrait ainsi être couplé à une fondation distribuant les fonds reçus. Cela suppose une évolution culturelle, mais l'outil existe.
L'avantage des fondations serait double : tout d'abord parce que les entreprises qui abondent une telle structure bénéficient d'une réduction fiscale, et ensuite parce qu'une fondation est plus transparente que, par exemple, un pot commun à plusieurs universités. Les partenaires économiques seraient donc rassurés. Une telle structure a par ailleurs pour avantage de décharger l'enseignant et le chercheur de la mission de collecter les fonds nécessaires au fonctionnement de la recherche à l'université.
La volonté des entreprises de participer au financement de l'éducation est assez récente mais bien réelle, et je ne parle pas seulement des grands groupes industriels. Les PME et les TPE (Très Petites Entreprises) innovantes demandent à être associées à l'enseignement supérieur et à la recherche. La solution pour les universités n'est donc pas de faire payer des droits illégaux, mais de faire en sorte que la France ne soit plus le seul pays dans lequel l'investissement privé est relativement absent du financement des universités.