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Trois questions à François Collin, le directeur de la CEMS


Classée 2ème ex-aequo dans le ranking 2007 du Financial Times, la CEMS (Community of European Management Schools) est une alliance de 17 écoles européennes de 17 pays différents. Créée en 1988 à l'initiative de l'ESADE (Madrid), de la Bocconi (Milan), de la faculté de management de l'université de Cologne et de HEC (Paris), le réseau européen CEMS a son siège à Paris. Il compte désormais s'ouvrir aux universités du reste du monde. François Collin est son directeur.



Comment expliquez-vous la domination des écoles françaises dans le classement du FT pour la troisième année consécutive ?

Trois questions à François Collin, le directeur de la CEMS
Je ne suis pas surpris : la force du système des grandes écoles françaises explique ce bon résultat. Concernant la catégorie des masters en management, il y a en France une longue tradition de sélectivité et de qualité. C'est le point fort des écoles françaises. Pourquoi s'étonner de ces bons résultats, alors qu'après tout, personne n'est surpris lorsqu'un classement de MBA paraît avec 15 écoles américaines dans le TOP-20 ?

Quel est l'impact du classement du Financial Times ?

Le classement du FT est une référence au plan international. Il permet de faire émerger les champions européens et accentue la concurrence au-delà des frontières. Il y a clairement un effet notoriété que l'on doit à ce journal. La visibilité offerte au master CEMS a suscité un intérêt accru des entreprises et de nouveaux candidats au sein de notre réseau. Par ailleurs, la plupart de nos écoles sont représentées individuellement, ce qui démontre qu'elles sont bel et bien reconnues comme les leaders sur ce créneau.

Quels sont les projets de la CEMS dans ce contexte favorable ?

Nous allons ouvrir notre réseau au reste du monde (1), ce qui permettra aux meilleures écoles asiatiques notamment de nous rejoindre. Nous voulons créer le premier diplôme conjoint de rang mondial. Par ailleurs, nous allons essayer d'accentuer la coopération entre les écoles du réseau au niveau doctoral. Il existe déjà des choses, mais nous pouvons aller plus loin. Par contre, nous ne prévoyons pas davantage de coopération en ce qui concerne les MBA.

NB :

(1) La CEMS comptait déjà 9 membres associés hors d'Europe : University of Sydney (Australie), Fundaçao Getulio Vargas (Brésil), Richard Ivey School of Business (Canada), Tsinghua University (Chine), Chinese University of Hong Kong (Chine), Tec de Monterrey (Mexique), St. Petersburg State University (Russie), National University of Singapore (Singapour), Babson College (Etats-Unis).

Lire également : Les écoles de commerce françaises encore une fois saluées par le Financial Times


Propos recueillis par Pierre-Alban Pillet
17 Septembre 2007



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