Cette réforme qui fera l’objet d’une vaste concertation avant la remise de propositions définitives au président de la République fin octobre vise donc à mettre en place une procédure d’affectation dans la haute fonction publique « digne du 21e siècle », selon le ministre de la Fonction publique qui estime que « la suppression du classement de sortie de l’Ena inversera la logique qui préside au recrutement des hauts fonctionnaires ». En effet, si la réforme est adoptée, il reviendra désormais à l’employeur (la Cour des comptes, l’Inspection générale des Finances, le Conseil d'Etat, le ministère, un tribunal administratif ou une préfecture) de choisir le jeune énarque, selon son profil, et non plus à l’élève de faire seul son choix selon son rang de classement. Le but étant de garantir une meilleure adéquation entre « les besoins, les postes, les profils et les souhaits ».
Pour Paul Peny, le directeur général de l'Administration et de la Fonction publique, les administrations devront désormais, comme n'importe quel employeur, « développer leur politique de recrutement », au lieu de « subir » l'arrivée d'un élève.