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Peut-on lancer une nouvelle école de commerce en Europe aujourd’hui ?


La réputation d’un établissement repose avant tout sur son histoire, la qualité de son enseignement, sa production scientifique, ou encore son réseau d’anciens. Comment peut-on, dans ces conditions, lancer une nouvelle école de commerce et l’imposer rapidement dans les rankings ? Est-ce seulement possible ? L’avis de Wulff Plink, le directeur de l’ESMT et de Benoît Arnaud, le directeur général du MIP.



Les cycles de production dans l’enseignement sont extrêmement longs : entre la phase d’investissement (le démarrage du projet) et la première livraison de diplômés il s’écoule plusieurs années. Une école qui aspire à la reconnaissance de ses pairs et aux accréditions internationales (Equis, AMBA, AACSB) doit compter à son actif plusieurs promotions de diplômés. Ce qui pose le problème du recrutement des premiers étudiants : comment convaincre ceux-ci de débourser plusieurs milliers d’euros pour suivre un programme dans une école dont on ne peut pas connaître le niveau ? A moins de baisser ses exigences et d’accepter le tout-venant, mais il s'avère très difficile de redresser la barre par la suite. Un établissement qui agirait ainsi se condamnerait à un positionnement bas de gamme pour longtemps.
Le challenge n’est toutefois pas impossible, du moins dans le domaine du management, un secteur éducatif où les innovations pédagogiques sont peut-être plus facilement acceptées que dans d’autres domaines. Après tout l’Insead est née en 1957, soit il y a tout juste 50 ans, et elle fait figure de leader en Europe dans l’enseignement de la gestion. De même l’IMD de Lausanne n’existe sous sa forme actuelle que depuis 1990 et c’est l’un des MBA les plus réputés du Vieux Continent.
Il se trouve que deux écoles, l’une allemande et l’autre française, ont démarré leur activité au début des années 2000. Ces deux établissements – l’ESMT et le MIP – partagent de nombreux points communs. L'ESMT a été fondée à l’initiative d’un groupement d’entreprises avec comme ambition d’en faire un leader européen d’ici 10 ans. De son côté, le MIP, qui veut également faire partie des meilleures business schools européennes dans le même délai, est soutenue par des patrons de grands groupes français. Mettant en avant leur MBA, elles misent toutes deux sur la qualité de leur corps professoral pour parvenir à s’imposer dans les rankings et à décrocher les accréditations internationales. Elles n’ont pas de PhD (Philosophiæ Doctor, Ndlr) mais comptent se rapprocher d’une université pour en monter un prochainement. Elles veulent aller vite et bien, tout en se distinguant de leurs innombrables concurrentes.
Le Professeur Wulff Plink, « dean » de l’ESMT, et Benoît Arnaud, directeur général du MIP, nous ont livré leur vision.

Sommaire :

- Wulff Plinke de l’ESMT : “La concurrence est extrêmement vive” (page 2)
- Benoît Arnaud du MIP : « Il faut créer une équipe académique exceptionnelle » (page 3)


20/06/2007
Propos recueillis par Pierre-Alban Pillet
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Voir aussi : aacsb, equis, mba
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