L'appareil public de formation de l'Etat compte aujourd'hui plus de 30 écoles : de l'
ENA à l'Ecole nationale des greffes en passant par l'
ENSP (santé publique), l'
ENM (magistrature), l'ENI (impôts), l'école nationale des services vétérinaires ou encore l'ENSPo (Police nationale). Chaque année l'Etat dépense environ 2 milliards d'euros pour la seule formation initiale de ses fonctionnaires.
La mission devra réaliser « un panorama précis de l'ensemble du
Réseau des Ecoles de Service Public (RESP) et des formations qu'elles proposent, afin de dégager les pistes d'évolution envisageables ». Et ce, dans le cadre de la modernisation de la gestion des ressources humaines au sein de l'Etat voulue par Nicolas Sarkozy.
Ses membres devront aussi s'intéresser « aux évolutions à apporter à la formation initiale des fonctionnaires et aux écoles qui la délivrent ». Ils devront notamment trouver des solutions pour professionnaliser ces formations initiales qui ne préparent pas toujours de façon optimale à la réalité des fonctions qu'auront à exercer les agents de l'Etat.
La mission va également se pencher sur la cohérence de l'appareil public de formation, «en étudiant la pertinence d'éventuels rapprochements entre écoles de service public dans les cas de complémentarités avérées ou potentielles», à « l'adéquation de la durée et du contenu des formations proposées par rapport à leurs finalités et aux compétences nécessaires pour les premiers postes » et à « la pertinence d'une réorientation partielle de l'appareil public de formation vers l'aide à la mobilité et la reconversion professionnelle, notamment dans le cadre des deuxièmes carrières ».
À ces fins, la mission confiée à Raymond-François Le Bris interrogera prioritairement les ministères employeurs ainsi que les directeurs des écoles concernées.