Par ailleurs, le recrutement va être diversifié, avec un concours « moins monocolore », indique M. Jouhaud : moins de Sciences Po et plus d’étudiants en lettres, économie, droit, sciences et même grandes écoles. Et comme « les journaux ont besoin de gens différents », le CFJ compte aussi faire une place aux candidats sans diplôme mais disposant d’une expérience dans une association ou une entreprise. Cette politique d’ouverture (sans quotas) a déjà été mise en œuvre dans d’autres établissements comme l’ESJ à Lille.
Les épreuves du concours d’entrée vont donc changer, non cette année puisque le délai est trop court pour que les candidats prennent leurs dispositions, mais en 2005. Le concours 2004 a déjà fait l’objet d’une modification, annoncée en décembre conjointement avec l’ESJ et l’IPJ : au lieu de se tenir en juin (admissibilité) puis septembre (admission), les épreuves se dérouleront pour ces trois écoles privées en juin et juillet. "Les étudiants admis pourront ainsi mettre à profit les mois d’août et de septembre pour s’organiser, et notamment pour trouver un logement", avancent les directions. Celles-ci se sont aussi engagées à se concerter sur leur calendrier de convocation aux jurys ; c’est la fin d’une rivalité qui posait des cas de conscience aux étudiants convoqués simultanément à plusieurs oraux.
Mais, selon nos informations, ce dialogue entre les trois établissements n’est pas le signe d’un rapprochement plus poussé, parfois évoqué dans le passé pour résoudre des problèmes financiers récurrents. Dans le nouveau paysage de la formation au journalisme, complété par l’ouverture d’une filière à Sciences Po Paris à la prochaine rentrée, le CFJ s’affirme de façon indépendante et assez originale pour une école aux traditions si établies. A suivre.