Les trois fonctions les plus gourmandes en jeunes diplômés – informatique, R&D et services techniques – demeurent cette année encore extrêmement dynamiques. C’est une tendance de fond depuis maintenant quatre ans. Mais hors ces métiers, la tendance est générale. 7 entreprises sur 10 nous disent avoir du mal à recruter.
La situation va-t-elle évoluer compte tenu de la crise financière, dont les effets se font maintenir sentir sur l’économie réelle ?
Nous réfléchissons depuis déjà quelques mois aux effets d’un retournement économique sur le marché de l’emploi. Deux éléments au moins peuvent nous inciter à l’optimisme. Incontestablement, les besoins des entreprises dans les trois fonctions les plus porteuses (informatique, R&D et services techniques, Ndlr) jouent en faveur de l’emploi. Le monde du travail fait constamment évoluer ses modes d’organisation, ses processus de fabrication et il privilégie toujours l’innovation produit, ce qui nécessite des compétences de plus en plus élevées et le recours à des jeunes très qualifiés.
L’autre élément favorable à l’emploi, c’est le facteur démographique. N’oublions pas que 30 % des cadres ont plus de 50 ans. Les départs à la retraite vont donc continuer à être importants, alors que les jeunes qui frappent aux portes des entreprises sont moins nombreux. Jusqu’alors, 140 000 diplômés Bac +4 et plus arrivaient chaque année sur le marché du travail. Ce chiffre est aujourd'hui en train de diminuer à environ 120 000.