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Le problème du classement de Shanghai, c’est qu’il existe


En 2003, l’université Jiao Tong de Shanghai a trouvé un bon filon. Quatre de ses professeurs ont publié un « Academic Ranking of World Universities » qui a vite fait le tour du monde. L’équipe remet à jour ce classement au mois d’août de chaque année et édite également depuis 2007, au mois de février, un « Academic Ranking of World Universities by Broad Subject Fields ». C’est-à-dire un classement des 100 meilleures universités par grande discipline académique. Les médias français ne se lassent pas de commenter ces palmarès, pourtant défavorables aux établissements hexagonaux. Curieusement, la France semble être le pays où l’on accorde le plus d’attention au ranking chinois.



Le problème du classement de Shanghai, c’est qu’il existe
« A l’origine, notre objectif en produisant ce classement académique des universités mondiales était de comprendre où se situaient les universités chinoises dans le monde, et quel était leur écart avec les universités de classe internationale », explique le professeur Nian Cai Liu de l’Institut de l’Enseignement supérieur de l’université Jiao Tong (1). Il précise : « nous avons mis le classement sur Internet après que des collègues d’un peu partout dans le monde nous aient encouragés à le faire ». C’était en 2003. Depuis, le site reçoit 2000 visiteurs par jour en moyenne.

Et depuis cette année-là, universités et chercheurs français ont les yeux rivés sur les palmarès produits par cette université. Les grands médias s’en font l’écho, sans toujours penser à préciser qu’il ne s’agit pas d’un palmarès global des établissements, mais d’un simple classement de leurs performances en matière de recherche (2).

Un classement à l’européenne

Dans une interview donnée au Figaro le 27 février, la ministre de l'Enseignement supérieur, Valérie Pécresse, estimait que « le problème du classement de Shanghai, c’est son existence ». Elle jugeait également qu’il faudrait « établir notre propre classement au niveau européen ». La présidence française de l’Union européenne devrait ainsi être l’occasion d’établir un label européen de qualité, faisait-elle savoir. Les critères d’attribution de ce label devraient être de plusieurs types et prendre en compte la qualité des formations, de la recherche, des locaux, du campus...

Même en se limitant à l’Europe, si l’on se base uniquement sur les critères choisis par l’université Jiao Tong, notre pays n’en reste pas moins à la sixième place. Derrière le Royaume-Uni - intouchable avec ses deux universités stars, Cambridge et Oxford – mais aussi la Suisse, la Suède, l’Allemagne et les Pays-Bas. La France ne dépasse en fait la Belgique que d’une courte tête (3).

Les Européens ont tout intérêt à créer leur propre classement, avec leurs propres critères, afin de ne pas laisser une université chinoise ou les magazines américains imposer les règles du jeu. Il n’est toutefois pas certain que ce soit le rôle des institutions bruxelloises. Plusieurs organismes publics ou privés produisent déjà des palmarès : de l’autre côté de la Manche, il y a celui du Times Higher Education Supplement ou encore celui réalisé par le Financial Times (pour les programmes en gestion). Outre-Rhin, le classement des universités d’excellence du CHE (Center For Higher Education Development) a récemment distingué quelques établissements français (Paris Sud, l’UPMC, l’université Denis Diderot et l’université de Strasbourg notamment). On peut encore citer celui du Centre d’études sur les sciences et les technologies (CWTS) de l’université de Leiden établi à partir d’indicateurs bibliométriques. Il y a même eu une récente tentative par l’Ecole des Mines pour établir un nouveau type de classement international des universités. Sans grand succès médiatique en dehors de nos frontières, cela dit.

Ignoré aux USA

Le problème du classement de Shanghai, c’est qu’il existe
À propos du classement de Shanghai, Valérie Pécresse s’est aussi inquiétée de ce que « les étudiants du monde entier s'y réfèrent ». Une antienne volontiers reprise par les journalistes français. Mais est-ce si sûr ? S’il est certain que les chercheurs en sciences de l’éducation du monde entier connaissent les travaux de l’université Jiao Tong, les étudiants au Chili ou en Inde en ont-ils un jour entendu parler ?

Comme l’on peut supposer que ceux-ci s’informent par la presse, nous avons tapé « Jiao Tong », « Shanghai ranking » ou encore « university ranking » dans Google News, en traduisant ces termes pour chaque pays, soit une vingtaine en tout. Le premier constat, c’est qu’effectivement, quel que soit le pays, nombre de journaux mentionnent le classement, et donnent volontiers la position de leurs universités nationales. Même la Commission européenne le cite. Les chercheurs de l’Institut de l’Enseignement supérieur de l’université chinoise ont donc véritablement acquis une légitimité internationale en cinq années seulement (l’autre classement de référence au niveau international, celui du Times Higher n’a, quant à lui, que quatre ans d’ancienneté). Le deuxième constat, c’est que la version française de Google News est l’une de celle qui recense le plus d’occurrences pour les termes se rapportant au classement. Il semble donc que les Français soient les premiers à entrer en résistance contre ce classement, mais également les premiers à le mettre en avant !

En fait, le seul pays dont les universités et les médias ne prêtent que peu d’attention au classement de l’université chinoise est paradoxalement celui qui est le mieux classé. Outre-Atlantique, ce ranking a bien été identifié par quelques établissements comme important pour promouvoir leur image à l’international, au même titre d’ailleurs que celui du Times Higher Education Supplement (THES). Mais pour la presse et les universités américaines, les classements de référence restent avant tout nationaux, comme celui de US News.

NB :

(1) Lors d’une conférence qui s’est tenue au printemps 2007
(2) Comme c’est souvent le cas avec les classements, le public ne voit qu’une chose : le rang de l’institution. Le classement de l’université Jiao Tong est donc interprété comme étant un classement des universités, il est d’autant plus regardé que le marché mondial de l’éducation est en train de se constituer.
(3) Dans le classement 2008, une poignée d’universités françaises se distinguent par leur recherche

Pour aller plus loin : lire “Global university rankings: where to from here?”, par Simon Marginson. http://www.cshe.unimelb.edu.au/people/staff_pages/Marginson/APAIE_090307_Marginson.pdf


Sur notre forum :

Quelle est l'importance du classement de Shanghai ?
Exclusif : THES Rankings 2007 par catégorie !
Le top 50 des universités dans le monde
Les universités sont-elles toutes de même valeur ?

11/03/2008
Christophe Angeli
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Commentaires des lecteurs

1.Posté par Enro le 08/08/2008 11:08

Merci pour cet article mais je ne suis pas d'accord avec cette idée selon laquelle "il ne s'agit pas d'un palmarès global des établissements, mais d'un simple classement de leurs performances en matière de recherche". En effet, au moins un des indicateurs utilisés pour le classement est la réussite des anciens élèves (mesurée en terme de médailles Fields et prix Nobel reçus). C'est probablement d'ailleurs ce qui réussit si bien à l'ENS, dont les anciens élèves totalisent huit médailles Fields...

2.Posté par Christophe Vieren le 22/05/2009 18:09

Enro écrit : "au moins un des indicateurs utilisés pour le classement est la réussite des anciens élèves" pour démontrer le fait que le classement de Shanghaï est un palmares global.
Tout d'abord, ce n'est pas "au moins un" mais c'est au plus "un". En outre, l'obtention de distinctions (Nobel, Fields) peut en effet dépendre de la formation initiale des distingués mais sûrement aussi de la qualité de l'établissement d'accueil de ces chercheurs.
Notons en outre qu'il y a un décalage temporel de plusieurs décennies entre d'une part la formation initiale et les recherches donnant lieu à distinction et l'année où est effectuée le classement (même si les auteurs en tienne compte par une pondération). Un établissement peut donc être "bon" il y a vingt ans et mauvais au moment du classement. Et réciproquement.

En tout état de cause, le biais le plus important de ce classement est que la TAILLE de l'établissement est prépondérant. C'est pourquoi il n'est rien d'étonnant que la première au classement soit Harvard, l'Université de loin la plus riche du monde et parmi les plus grosses (budget de 35 milliards de dollars, 2 497 professeurs, 9 715 étudiants undergraduate et 15 424 étudiants). La première Université française avec un budget 100 (cent) fois moindre arrive - honorablement me semble-t-il - à la 43e place !
Je ne parle pas non plus de l'effet de la sélection à l'entrée. Pour mémo : tout bachelier peut entrer sans aucun concours dans l'Université française de son choix en licence.

Il serait intéressant de pondérer avec le budget car quoi de plus étonnant qu'une Rolls Royce soit plus "performante" qu'une deux chevaux.



3.Posté par Mic2h le 26/05/2009 11:44

Contrairement à ce qui est souvent insinué, rien ne prouve que le classement de Shangai ait un biais en défaveur de la France - à supposer que l'on puisse donner un sens à cette expression.

1) La France est un des pays au monde qui investit le plus dans la recherche en mathématiques pures. Rapporté à la population, cet investissement est même probablement le plus élevé au monde! Les médailles Fields doivent logiquement être plus nombreuses qu'ailleurs, dopant le classement d'établissements spécialisés - ce que l'on voit d'ailleurs très bien dans les résultats.

2) La taille des établissements n'est pas une source de biais systématique en elle-même, puisque les productions des chercheurs sont semble-t-il rapportés à leur nombre. Les grandes écoles qui ont très peu d'élèves par EC (certaines moins de 2...) ont des disponibilités pour produire beaucoup en recherche.

3) Du coté du budget, les établissements d'élite français (ex. ENS) ont des ressources importantes même évaluées sur une base internationale.

L'idée de faire un classement européen est douteuse, car la compétition des chercheurs est mondiale. Un tel classement supposerait de plus une vision à long terme de l'économie européenne et de ses spécificités (horizon 20-30 ans), ainsi qu'une politique commune sur les sujets intensifs en R&D: énergie, transports, etc. C'est loin d'être le cas: il est clair que les choix nucléaristes passés et présents de la France ont des conséquences en matière de recherche que l'on ne retrouvera pas au Danemark ou en Norvège, ni même ailleurs en Europe.

Plutôt que de fabriquer un nouveau classement (c,d)outeux spécifié par le(s) gouvernement(s), il serait intéressant de promouvoir des analyses socio-économiques un peu fines permettant d'y voir plus clair. L'attachement de la France aux maths pures est-il justifiable économiquement et socialement? Quelles sont les liens entre la désindustrialisation spécifique à notre pays et notre politique de recherche? Les questions ne manquent pas.

Quoi qu'il en soit, il est urgent d'évaluer le coût/formation et le coût/publication de nos divers établissements et départements, puis de dresser des indicateurs disciplinaires à étudier en lien avec les grands secteurs économiques. Cela aurait du être fait avant toute réforme.

4.Posté par Christophe Vieren le 26/05/2009 14:40

Mic2h a écrit : "Contrairement à ce qui est souvent insinué, rien ne prouve que le classement de Shanghai ait un biais en défaveur de la France" . Il faudrait alors peut-être démontrer que les arguments avancés par ceux qui le pense soient faux (cf. argumentation de A. Fert entre-autres).

Alors que face aux enjeux planétaire nous devrions renforcer la collaboration tout azimuth, nous voilà à proner la compétition en matière de recherche. On a vu où ce que la compétition en matière financière et bancaire nous a mené !!!! Après les palmares des chansons, des films, des femmes, des livres, etc, voici le classement des lycées des hôpitaux et .... des Université !

Quant à la désindustrialisation de la France, que je ne conteste pas, en quoi cela est-il génant ? La France "malgré" son système de sécurité sociale, sa retraite à 60 ans, ses 35 heures, ses 5 semaines, de congés payés, etc, ... ne s'en sort pas si mal au palmares du IDH (si tant est que ce genre de palmares ait beaucoup plus de sens que le sacro-saint PIB/capita) .

Pour le coût par rapport à la formation*, je puis proposer celle d'IEEA dans le Nord. mais il doit bien y en avoir d'autre. Quant au coût par publication, cela sous entend qu'une publi en vaut une autre. Quelle absurdité !

*http://greve.univ-lille1.fr/images/Tract_ieea.pdf

5.Posté par Mic2h le 26/05/2009 18:49

@Christophe Vieren

difficile de "démontrer" quoi que ce soit, vu l'absence de critère quantitatif objectif et de données fiables (coûts). "Shangai" est peut-être défavorable au CNRS comme le remarque M. Fert, mais favorise en revanche certains établissements français pour les 3 raisons que j'ai citées. Je ne suis pas convaincu que la taille ou le budget pénalisent a priori la France tant que l'on reste dans les 100 premiers du classement.

Non 'une publication n'en vaut pas une autre, car le niveau des revues doit évidemment être pris en compte. Quel autre critère d'évaluation d'un chercheur(?) Comment peut-on évaluer la part "enseignement-formation" de nos établissments sans évaluer en même temps la part "recherche"?

Compétition planétaire n'est pas contradictoire avec coopération à cette même échelle, puisque les publications sont largement accessibles. Le rapport avec la finance ne me parait pas plus grand qu'avec le tennis, lequel perdrait pas mal de son intérêt sans tournois internationaux...

Qu'on le veuille ou non, nous achetons tous des produits ou services en fonction d'une évaluation du rapport qualité/prix. Je doute que votre souris d'ordinateur ne soit pas 'made in China'... La cohésion de la société sera grandie si des pratiques d'évaluation saines et transparentes rassurent le public, lui-même largement soumis à une impitoyable compétition économique internationale. Il faut des instruments d'évaluation de la recherche publique, comme de la privée aidée (CIR).

La désindustrialisation peut ne pas inquiéter tout le monde. Elle a pourtant clairement à voir avec la R&D et avec le déficit du commerce extérieur (donc la dette), car les pays voulant un niveau de vie élevé ne peuvent se dispenser de vendre des produits innovants.

Merci pour le lien.

6.Posté par Christophe Vieren le 26/05/2009 19:44

Ah quelle belle finalité pour la recherche universitaire : "vendre des produits".

Et si nous laisssions cela aux entreprises ?

Comme si le bonheur de l'homme passait nécessairement par le commerce, par toujours plus de produtis, par toujours des produits nouveaux ! Quant au "niveau de vie", est-il au moins synonyme de bonheur dans nos pays à "haut" niveau de vie ?

Et quand bien même, si l'on envisageait plutôt la mise à disposition gracieuse à la communauté humaine du fruit de toute la recherche fondamentale planétaire ?

Pour ma comparaison avec le système bancaire : il me semble que les banques étaient notées ? Ont-elles été pour autant performantes ? Pour leurs actionnaires durant un certains temps sûrement. Pour la société, j'en doute !

Or donc concernatn la recherche : pourquoi devrions-nous mettre des indicateurs - qui plus est universels - aujourd'hui, là où il n'y en avait pas hier ? Et l'absence d'indicateurs n'est-il pas préférable à de mauvais indicateurs ? Peut-il exister de bons indicateurs dont l'effet pervers ne surpasse pas leur intérêt, à plus ou moins long terme (le fameux publish or perish !) . Perso je n'y crois pas. Faisons confiance aux chercheurs comme on l'a fait durant des siècles sans indicateurs. Et si quelques uns choisissent des sujets apparemment sans intérêt collectif, y a-t-il vraiment péril à la demeure. Après tout, les chercheurs ne sont-il pas déjà évalués par leur pairs pour leurs promotions ou pour leur besoins de reconnaissance de leurs valeurs et compétences par la société ou la communauté scientifique ?








7.Posté par Mic2h le 28/05/2009 08:23

Non, nous ne sommes pas obligés de vendre des produits... ni d'en acheter non plus.

J'émettais une opinion non pas d'universitaire, mais d'entrepreneur utilisateur (et accessoirement "financeur") de R&D. Je suis éberlue que l'Etat me demande de consigner dans la comptabilité l'achat de la moindre gomme et ne pas pouvoir en retour connaître le coût réel d'une année d'étude dans tel ou tel établissement public.

La mise à disposition gratuite existe déjà (logiciels libres, revues scientifiques gratuites à comité de lecture, cours en ligne) et n'est nullement incompatible avec des procédures d'évaluation, bien au contraire. Il vaut mieux s'éviter la honte de résultats ou logiciels mauvais ou n'intéressant personne... Je ne crois pas que la France n'a pas une grosse production dans le domaine du libre, ce serait à démontrer...

Évaluer, ce n'est pas distribuer des bons points ou des punitions individuelles (ce serait d'ailleurs plutôt des équipes ou labos), mais donner des outils de diagnostic pour une recherche qui doit être beaucoup plus réactive et mobile avec des crédits mieux utilisés. Nous avons un double système d'enseignement supérieur socialement injuste, et économiquement inefficace: petites élites nationales sur-encadrées, et universités de masse paupérisées. Il y a bien péril en la demeure: n'est-il pas attristant de voir les jeunes docteurs français s'exiler pour faire de la recherche ou simplement pour échapper au chômage?

8.Posté par Christophe Vieren le 28/05/2009 10:56

Je partage l'entièreté de votre dernier message. S'agissant de la dualité du système d'enseignement supérieur (grandes école sélectives/université prenant tout le monde), spécificité française, il y a bien longtemps que nous en revendiquons l'abandon. C'est d'ailleurs ce qui est demandé par exemple dans le récent texte Refonder l'Université de 29 personnalités de la communauté universitaire me sembel-t-il.

S'agissant l'évalution, si l'évaluation individuels des enseignants-chercheurs ne souhaitant aucune promotion ni prime, n'est effectivemnt pas faite sur le plan recherche (oui des enseignants-chercheurs font ou pas de la reecherche, publient pas ou pas "assez" (critères) ? D'un point de vue enseignement ils sont bien évidemment évalué de par les résultats (ou critiques ?) de leurs étudiants.
Concernant l'évalutaion de l'enseignement supérieur dans sa globalité, bien sûr qu'elle existe. De nombreuses statistiques existent. Certaines sont d'ailleurs en ce moment bloqués sur le bureau du Ministre car probablement trop "bonnes" pour justifier la démolition du service public de l'enseignement. L'OCDE produits également des documents dont annuellement "Regard sur l'Education" (http://www.oecd.org/dataoecd/23/24/41284079.pdf).
Hélas la réforme sur l'autonomie des Université LRU ne va pas en ce sens. Sans renoncer aux grandes écoles, elle va simplement, de par la compétition (libre et non faussée ?) entre établissements, la sélection par l'argent, la course à des financements douteux ou aliénant, instaurer de fait une hiérarchie d'établissements, certes tous universitaires, mais avec des "bons" (chers) et des "moins bons" et sans moyen (pas chers). Voire des disparitions là où les collectivités territoriales ne pourront plus assurer leur subsistance. Je vous invite à lire cet article sur le système US dont s'inspire noter superprésident : "Passé et passif due l'enseignement supérieur américain (http://www.monde-diplomatique.fr/2007/09/NEWFIELD/15109).
Et pourtant, les chiffres l'atteste, malgré cette concurrence déloyale des "grandes écoles", l'Unviersité française reste un modèle de réussite sociale. Et au niveau recherche , toutes choses égales par ailleurs, la France se situe plutôt bien. Tout dépend bien sûr des finalités que l'on donne à la Recherche.
ps pour rire : G.W. Bush est issu d'Harvard, Université classée 1ere selon Shanghaï !!!!

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