Education, formation, emploi, masters, grandes écoles et recherche. Observatoire Boivigny.

Observatoire Boivigny, informations et analyses sur l'enseignement supérieur


        

L’ENA et l’international




Depuis que l’ENA a fusionné début 2002 avec l’Institut international d’administration publique (IIAP), l’établissement est résolument tourné vers l’international. La formation d’auditeurs étrangers, ainsi que le développement de la coopération administrative internationale figurent parmi les objectifs prioritaires du nouvel ensemble qui a repris le sigle ENA. Au moment de la fusion, 10.000 étrangers avaient suivi l’une des formations de l’IIAP, et l’ENA comptait 2000 anciens élèves non Français.

La promotion 2002 de l’ENA (programme en 2 ans) accueillait 26% d’étudiants étrangers, la promotion 2003, 29% et 27% des diplômés en 2004 devraient être de nationalité étrangère. Ce qui place l’ENA parmi les établissements qui ont les plus forts taux d’internationalisation de leurs effectifs.

Une cinquantaine d'étudiants étrangers sont recrutés chaque année par l'ENA dans le cadre du cycle international long, d'une durée de deux ans, et dont le contenu est similaire aux programmes suivis par les étudiants français. Ce cycle débouche sur un Master en administration publique. Le cycle court, qui aboutit au même Master, est suivi par 30 à 40 élèves, des hauts responsables étrangers.
Enfin, des élèves viennent à l’ENA dans le cadre d’un accord de coopération avec l’Ecole nationale d’administration publique polonaise (7 élèves concernés en 2002) ou dans le cadre de cycles européens spécifiques (13 élèves) en 2002.

A ces formules s’ajoutent celles héritées de l’ex-IIAP, soit :

- Le cycle international d’administration publique qui concerne une cinquantaine de hauts responsables étrangers
- Les cycles internationaux spécialisés d’administration, d’une durée d’environ six semaines.

Au total en 2002 (cycles longs et cycles courts) l'école a accueilli 309 étrangers sur 706 élèves, soit 43% du total.

Voulant rompre son isolement, l’ENA entend désormais développer, outre les coopérations internationales, les partenariats avec des universités et grandes écoles françaises. Un rapprochement avec le Centre National de la Fonction Publique Territoriale est en voie de concrétisation : la formation initiale des futurs administrateurs territoriaux aujourd’hui dispensée par l’INET (Institut National des Etudes Territoriales) devrait échoir à l’ENA.
Par ailleurs, la plupart des activités de l’école seront regroupées à Strasbourg, à partir de la rentrée 2005, comme l'espère le ministre de la Fonction publique Jean-Paul Delevoye.

23/10/2005
Pierre-Alban Pillet
Notez

Voir aussi : ena, inet
Lu 10531 fois

Santé | Fonction publique








Chercher sur le site