Education, formation, emploi, masters, grandes écoles et recherche. Observatoire Boivigny.

Observatoire Boivigny, informations et analyses sur l'enseignement supérieur


        

Il y a 10 ans, le rapport Attali…




L’autonomie n’est pas une idée qui date de l’été dernier

Il y a 10 ans, le rapport Attali…
...
Ce qu’il y avait dans le rapport :

Le groupe présidé par Attali proposait de donner aux universités et grandes écoles « une plus grande marge de manoeuvre en matière d’habilitation des cursus et de conception des contenus pédagogiques ». En outre, les universités devaient obtenir « la propriété des locaux et des terrains qu’elles occupent et le droit de les aliéner, sous le contrôle de leur tutelle ».

Les auteurs proposaient aussi que les universités puissent « abriter des entreprises naissantes, dont elles pourront prendre, si elles le souhaitent, une part du capital. Elles mettront en place à cette fin des fonds de capital-risque qui aideront au développement d’activités économiques nouvelles. »

Enfin, conseillait Attali, « le mode de désignation des Présidents des établissements d’enseignement supérieur sera modifié (…) Sans toucher à la légitimité démocratique de l’équipe de direction et à ses pouvoirs en matière de définition de la politique pédagogique et scientifique, le Président d’une université devra à la fois représenter l’ensemble de la communauté universitaire et faire en sorte que l’université réponde aux demandes que lui adresse la société dans son ensemble, en particulier, le monde scientifique, économique, associatif et syndical. Il sera élu, pour une durée de quatre ans renouvelable une fois».

Où en est-on ?

Immobilier, fundraising, renforcement de la présidence et ouverture des instances dirigeantes au monde économique ou scientifique : on constate que nombre des dispositions de la loi Pécresse qui a tant fait parler d’elle à l’automne dernier, trouvent leur inspiration dans le rapport de 1998.

En matière d’habilitation des cursus, la généralisation du LMD a quelque peu renforcé la liberté pédagogique des établissements qui peuvent « apporter chaque année les adaptations nécessaires au contenu des formations dont ils ont obtenu l'habilitation ». Mais les universités négocient toujours l’ouverture et l’habilitation de leurs formations dans le cadre de contrats pluriannuels avec l’Etat. La machine est lourde et lente.
...

rapport_Attali_98.pdf rapport Attali 98.pdf  (504.73 Ko)


22/01/2008
Notez

Lu 66004 fois


Commentaires des lecteurs

1.Posté par Jip le 23/01/2008 19:01

Le rapport Attali de 1998 a de grands mérites, en particulier d'avoir diffusé en France le modèle baptisé plus tard LMD. Mais dire comme certains, y compris l'auteur, qu'il est à l'origine du modèle serait tout à fait inexact. Non seulement parce que cette question était en débat depuis des années chez les spécialistes, mais parce que certains pays européens avaient déjà fait cette réforme en 1998. Ce n'était pas un acte de visionnaire, juste un rattrapage.
En second lieu on peut dire effectivement que les problèmes de notre enseignement supérieur sont posés depuis plus de vingt ans. Et que l'on commence seulement à s'y attaquer. Mais il faudrait faire un inventaire plus précis.
Vous remarquerez que si dans son rapport de 1998 Attali propose de mettre en cause le monopole de l'X et de L'ENA, il n'en parle plus dans son rapport de 2008, qui pourtant consacre de long développement aux "professions fermées". A-t-il conclu que mettre fin au monopole des taxis était plus urgent que d'ouvrir au monde la haute fonction publique ?

2.Posté par lyas le 24/01/2008 10:59

salut,
je te cite;"Attali propose de mettre en cause le monopole de l'X et de L'ENA, il n'en parle plus dans son rapport de 2008"

As-tu pris le temps de bien lire?


Journalisme / Communication | Enseignement | Ecoles de commerce | Classements | Ecoles d'ingénieurs | International | Sciences-Po | Vie universitaire








Chercher sur le site