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Il y a 10 ans, le rapport Attali…




L’internationalisation des grandes écoles avance à grands pas

Il y a 10 ans, le rapport Attali…
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Ce qu’il y avait dans le rapport :

Diplômé de Polytechnique, des Mines et de l’ENA, Jacques Attali souhaitait, si l’on en croit le rapport de 1998, voir les grandes écoles s’internationaliser et développer leur recherche, sur le modèle des grandes universités américaines.

« Des admissions sur dossiers et sur entretiens permettront de recruter dans ces écoles des étudiants étrangers, en s’appuyant sur un système d’équivalences et éventuellement sur des jurys multinationaux, avec un objectif de réciprocité avec les grands établissements étrangers », peut-on lire dans le rapport. Ses auteurs suggéraient encore que la formation des étudiants français devait « les conduire à effectuer si possible un passage diplômant dans un établissement d’enseignement supérieur étranger ».

Enfin, les auteurs proposaient de concevoir « des diplômes européens, c’est-à-dire validés par plusieurs pays de l’Union sinon par tous, selon des procédures plus légères que celles existant (déjà) pour les doctorats binationaux».

Où en est-on ?

Toutes les grandes écoles, mais bien davantage les écoles de commerce que les écoles d’ingénieurs, ont développé leurs relations internationales. Depuis le début de la décennie le nombre d’étudiants étrangers a réellement progressé, allant jusqu'à atteindre plus d’un tiers des effectifs dans certaines écoles de commerce. Quant aux diplômes européens validés par plusieurs pays, ils ont vu le jour en 2004, à l’initiative de la Commission européenne qui les a appelés les masters (et bientôt doctorats) Erasmus Mundus.
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rapport_Attali_98.pdf rapport Attali 98.pdf  (504.73 Ko)


22/01/2008
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Commentaires des lecteurs

1.Posté par Jip le 23/01/2008 19:01

Le rapport Attali de 1998 a de grands mérites, en particulier d'avoir diffusé en France le modèle baptisé plus tard LMD. Mais dire comme certains, y compris l'auteur, qu'il est à l'origine du modèle serait tout à fait inexact. Non seulement parce que cette question était en débat depuis des années chez les spécialistes, mais parce que certains pays européens avaient déjà fait cette réforme en 1998. Ce n'était pas un acte de visionnaire, juste un rattrapage.
En second lieu on peut dire effectivement que les problèmes de notre enseignement supérieur sont posés depuis plus de vingt ans. Et que l'on commence seulement à s'y attaquer. Mais il faudrait faire un inventaire plus précis.
Vous remarquerez que si dans son rapport de 1998 Attali propose de mettre en cause le monopole de l'X et de L'ENA, il n'en parle plus dans son rapport de 2008, qui pourtant consacre de long développement aux "professions fermées". A-t-il conclu que mettre fin au monopole des taxis était plus urgent que d'ouvrir au monde la haute fonction publique ?

2.Posté par lyas le 24/01/2008 10:59

salut,
je te cite;"Attali propose de mettre en cause le monopole de l'X et de L'ENA, il n'en parle plus dans son rapport de 2008"

As-tu pris le temps de bien lire?


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