Une proposition délicate : la notation des enseignants
...
Ce qu’il y avait dans le rapport :
Evaluer systématiquement les enseignants ? La proposition est explosive. Le rapport Attali proposait que les qualités pédagogiques deviennent un critère à part entière d’appréciation de la valeur d’un enseignant-chercheur. Pourquoi ? Parce qu’en premier cycle notamment « la qualité de l’enseignement dispensé n’est pas toujours irréprochable (…) les enseignants de l’enseignement supérieur ne sont pas incités à consacrer à l’enseignement l’essentiel de leur temps, en particulier dans les premières années de leurs carrières. »
A cette fin, les auteurs du rapport proposaient qu’un « contrat pédagogique, définissant le rôle de l’enseignement dans les innovations pédagogiques, l’encadrement pédagogique, le suivi de l’insertion, la lutte contre l’échec, (soit) passé entre l’enseignant et l’université ». Sa réalisation devait déterminer « l’attribution de certaines primes ».
En outre « les remarques écrites formulées par les étudiants sur les enseignements qu’ils suivent » devaient constituer « un élément de l’appréciation. »
Où en est-on ?
Au moment où le rapport Attali a été publié, il existait déjà un arrêté, en date de 1997, qui obligeait les universités à évaluer les enseignements et à prendre en compte l’appréciation des étudiants. Il était plus ou moins ignoré ou négligé à l’époque et l’est toujours aujourd’hui. Seul changement prévu par le plan « réussir en Licence » que vient de lancer Valérie Pécresse, « les formations proposées aux étudiants et leurs débouchés d’insertion feront l’objet d’une évaluation », mais il s’agit de l’évaluation de la formation et non des enseignants eux-mêmes.
Aucun ministre n’a encore osé s’attaquer aux critères de notation des enseignants. Pourtant la prise en compte des critères pédagogiques pour l’avancement des enseignants-chercheurs pourrait être d’un grand secours pour améliorer la réussite des étudiants en licence. En effet, les intervenants n’étant notés que sur leurs travaux de recherche, ils ne sont pas incités à faire de bons cours. La prise en compte de l’opinion des étudiants, qui sont les premiers concernés par la qualité des leçons constituerait en outre une petite révolution à l’université.
La commission Attali – version 2008 cette fois – revient à la charge sur la question de l'évaluation des enseignants.
...
Ce qu’il y avait dans le rapport :
Evaluer systématiquement les enseignants ? La proposition est explosive. Le rapport Attali proposait que les qualités pédagogiques deviennent un critère à part entière d’appréciation de la valeur d’un enseignant-chercheur. Pourquoi ? Parce qu’en premier cycle notamment « la qualité de l’enseignement dispensé n’est pas toujours irréprochable (…) les enseignants de l’enseignement supérieur ne sont pas incités à consacrer à l’enseignement l’essentiel de leur temps, en particulier dans les premières années de leurs carrières. »
A cette fin, les auteurs du rapport proposaient qu’un « contrat pédagogique, définissant le rôle de l’enseignement dans les innovations pédagogiques, l’encadrement pédagogique, le suivi de l’insertion, la lutte contre l’échec, (soit) passé entre l’enseignant et l’université ». Sa réalisation devait déterminer « l’attribution de certaines primes ».
En outre « les remarques écrites formulées par les étudiants sur les enseignements qu’ils suivent » devaient constituer « un élément de l’appréciation. »
Où en est-on ?
Au moment où le rapport Attali a été publié, il existait déjà un arrêté, en date de 1997, qui obligeait les universités à évaluer les enseignements et à prendre en compte l’appréciation des étudiants. Il était plus ou moins ignoré ou négligé à l’époque et l’est toujours aujourd’hui. Seul changement prévu par le plan « réussir en Licence » que vient de lancer Valérie Pécresse, « les formations proposées aux étudiants et leurs débouchés d’insertion feront l’objet d’une évaluation », mais il s’agit de l’évaluation de la formation et non des enseignants eux-mêmes.
Aucun ministre n’a encore osé s’attaquer aux critères de notation des enseignants. Pourtant la prise en compte des critères pédagogiques pour l’avancement des enseignants-chercheurs pourrait être d’un grand secours pour améliorer la réussite des étudiants en licence. En effet, les intervenants n’étant notés que sur leurs travaux de recherche, ils ne sont pas incités à faire de bons cours. La prise en compte de l’opinion des étudiants, qui sont les premiers concernés par la qualité des leçons constituerait en outre une petite révolution à l’université.
La commission Attali – version 2008 cette fois – revient à la charge sur la question de l'évaluation des enseignants.
...

Vie universitaire
Il y a 10 ans, le rapport Attali…







