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Ce qu’il y avait dans le rapport :
« La préparation à la vie professionnelle doit devenir l’un des axes majeurs du projet pédagogique de tout établissement d’enseignement supérieur. Un effort devra être accompli pour qu’une véritable culture technologique imprègne l’ensemble de l’enseignement supérieur scientifique et commercial. Dans toutes ces disciplines, une culture entrepreneuriale, valorisant le sens de l’initiative et le goût du risque, devra être développée et encouragée dès le lycée », pouvait-on lire dans le rapport Attali. Ses auteurs proposaient également de « renforcer la mission traditionnelle assignée aux études en philosophie, en lettres et en sciences humaines », à savoir « la transmission d’un savoir et la constitution d’une culture de base ». En ce sens les humanités, qui n’ont pas de vocation « opérationnelle », ne viendraient qu’en complément – indispensable - des études professionnelles scientifiques, économiques, médicales ou juridiques.
Où en est-on ?
Il aura fallu attendre la loi LRU d’août 2007 pour que l’insertion professionnelle devienne l’une des missions de l’université française ! Du moins est-elle inscrite dans la loi, mais dans les faits, toutes les formations ne sont pas tournées vers l’insertion. Certaines filières mènent des centaines d’étudiants à bac+5 ou plus, sans qu’il n’y ait le moindre emploi adapté à ce type de cursus. D’où les phénomènes massifs de déqualification observés à la sortie de l’université avec des bac+5 qui postulent pour des emplois de niveau Bac+3 ou moins.
La loi rend toutefois obligatoire la création, dans chaque université, d’un bureau d’aide à l’insertion professionnelle des étudiants. Reste à savoir quels seront les résultats d’un tel bureau.
L’organisation des études en philosophie, en lettres et en sciences humaines n’a pas changé. Ces filières sont autonomes et trop souvent repliées sur elles-mêmes. Attali proposait que les humanités deviennent le « complément indispensable » des études professionnelles scientifiques, économiques, médicales ou juridiques. Au lieu de ça, les filières professionnelles forment des gens peu sensibles aux humanités, tandis que les filières lettres et sciences humaines forment des étudiants dont beaucoup se retrouvent sur le carreau à la fin de leurs études faute de compétences pratiques.
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