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Ce qu’il y avait dans le rapport :
Les auteurs du rapport constataient déjà en 1998 l’énorme défaut de l’enseignement supérieur français :
une information déficiente pour l’orientation des étudiants et des filières imperméables les unes aux autres. « L’orientation est inexistante. Capable de recevoir des masses croissantes d’étudiants, l’université n’a jamais eu les moyens d’orienter ces étudiants, arrivant sans avoir été informés pendant leurs études secondaires des études supérieures les mieux adaptées à leurs capacités », écrivait Jacques Attali.
En réponse, il proposait que « les personnels chargés de l’orientation (puissent) pouvoir mettre à la disposition de tous les élèves du secondaire la liste des débouchés réels, par matière et par niveau ». Pour ce faire, les universités devaient mettre « en place un suivi détaillé du devenir professionnel de leurs diplômés, filière par filière, comme le font (…) la plupart des grandes écoles »
Où en est-on ?
Le gouvernement a lancé en mai 2006 le portail étudiant (
http://www.etudiant.gouv.fr/ ) qui est censé accueillir des données statistiques par filières. Pour le moment
les informations sont parcellaires et leur actualisation ne dépend que du bon vouloir d’universités qui sont loin d’être toutes au même niveau en ce domaine. Ainsi quand l’université Claude Bernard de Lyon a déjà son association d’anciens, d’autres n’ont même pas commencé à s’interroger sur le devenir de leurs anciens étudiants, voire (pour la plupart) n’ont pas leurs coordonnées.
Depuis 2007 existe un dispositif d’orientation active lors de l’entrée à l’université qui vise à informer les bacheliers sur leurs chances de réussite dans telle ou telle filière.
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