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Ce qu’il y avait dans le rapport :
Jacques Attali et ses co-auteurs écrivaient en 1998 : « un enfant scolarisé en primaire dans une banlieue défavorisée n’a pratiquement plus aucune chance d’accéder à une très grande école. Si une telle évolution se poursuivait, une part importante de la population ne pourrait plus rejoindre les élites du pays ; les conséquences pour l’unité nationale en seraient très graves ».
Et de citer l’exemple de Normale Sup et de Polytechnique dont « l’essentiel des élèves viennent d’une dizaine de lycées ».
Les auteurs du rapport proposaient donc que « les meilleurs élèves dans les lycées situés dans des quartiers en difficulté (obtiennent) les moyens d’entreprendre à moindre risque des études supérieures longues. Pour cela, de nouvelles classes préparatoires aux grandes écoles devront y être ouvertes ». En outre, « dans les concours d’accès aux grandes écoles, un système de quotas en faveur des élèves venus de l’enseignement technique sera également utile. Des filières spécifiques faciliteront le passage du BTS ou du DUT vers les grandes écoles et les universités. »
Où en est-on ?
Dix ans plus tard, force est de constater que le recrutement des grandes écoles est toujours très déséquilibré. Mais plusieurs projets – souvent surmédiatisés au regard de leur impact – ont vu le jour, dont plusieurs à l’initiative des grandes écoles elles-mêmes.
En 2006 Jacques Chirac avait souhaité que le taux de boursiers dans les classes préparatoires soit porté en trois ans à 30%, contre 18% en 2005-2006. Des mesures d’accompagnement, de tutorat, des lycéens issus de milieux difficiles vers les classes prépas ont été mises en place. Et Nicolas Sarkozy a demandé à Valérie Pécresse de veiller à ce « que 5 % des meilleurs élèves de chaque établissement scolaire soient assurés de pouvoir rejoindre une classe préparatoire ».
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