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Ce qu’il y avait dans le rapport :
Les auteurs du rapport de 1998 avaient eu l’idée de créer un nouvelle licence biomédicale : «Dans les trois premières années, les formations médicale et biologique seront regroupées en vue de la délivrance d’un nouveau diplôme de licence biomédicale” destiné à l’ensemble des étudiants se destinant aux professions médicales et paramédicales (dentistes, pharmaciens, etc.) et à la recherche dans les sciences de la vie ».
Pour eux, et dans une logique très « LMD » avant l’heure, « la formation médicale proprement dite ne commencera qu’en quatrième année, les règles du numerus clausus ne s’appliquant qu’à la fin de la licence, et non, comme c’est le cas aujourd’hui, à la fin de la première année ».
Où en est-on ?
Les cursus scientifiques et médicaux se sont adaptés au LMD mais à l’heure où les déficiences du numerus clausus apparaissent clairement, personne n’a remis cette proposition de le différer sur la table. Ce nouveau découpage avec une licence plus généraliste et une sélection qui n’interviendrait qu’au moment de l’entrée en master permettrait pourtant d’élargir le recrutement des futurs médecins et d’ajuster plus rapidement leur nombre aux besoins de la population. Dans l’esprit des auteurs du rapport, il ne s’agissait rien moins que de permettre à des étudiants titulaires d’une licence ou d’un master en sciences, recrutés sur dossier et sur entretien, de pouvoir rejoindre le cursus des futurs médecins directement en quatrième année d’études médicales.
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Un dossier réalisé par : Pierre-Alban Pillet