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Ce qu’il y avait dans le rapport :
Le rapport Attali proposait un nouveau découpage des études en cycles de trois, cinq et huit ans. « Le premier niveau sera la licence. Ni le DEUG ni les classes préparatoires ne correspondant à un réel niveau de sortie professionnel, Bac + 3 est le premier niveau le plus judicieux. Le second niveau conduira les étudiants admis à la licence et désireux de poursuivre des études à s’engager soit dans une “Nouvelle maîtrise” (formation de deux ans à vocation professionnelle), soit dans un doctorat, pour une période de cinq années qui débouchera sur une thèse ».
On pouvait encore lire dans le rapport de 98 que « certaines Nouvelles Maîtrises seront très liées à la recherche, d’autres conduiront à des études à l’orientation professionnelle plus marquée. Elles pourront, le cas échéant, être abordées après un passage de quelques années dans le monde du travail. Certaines pourront même poser comme condition à l’admission l’obligation d’avoir passé préalablement quelques années dans une entreprise ».
Où en est-on ?
En mai 1998, le ministre de l’Education Claude Allègre a profité d’un colloque à la Sorbonne pour poser les bases d’un mouvement de construction de l’espace européen de l’enseignement supérieur et de la recherche avec ses homologues allemand, italien et britannique. Le processus s’est poursuivi à Bologne en 1999 avec 29 signataires. En France, il donnera naissance à la réforme LMD qui redécoupe le système d’enseignement supérieur en trois cycles : Licence, Master et Doctorat, obtenus après trois, cinq et huit ans, comme préconisé par le rapport Attali.
Au terme « nouvelle maîtrise » proposé par Attali a été préféré le mot « master », ce qui n’a pas été sans poser de problèmes aux grandes écoles qui délivraient déjà des mastères depuis 1986. Le rapport distinguait déjà les masters professionnels des masters de recherche ce qui n’est guère étonnant puisqu’ils se substituent en fait aux DESS et DEA.
On comprend en lisant le rapport de 1998 que le doctorat devait débuter réellement après la licence pour une durée de cinq ans. En réalité le cycle master et le cycle doctorat ne sont pas imperméables et c’est une fois le master effectué que l’étudiant débute son doctorat, pour une durée de trois ans donc.
« Idéalement, nul ne pourra obtenir un doctorat sans justifier d’au moins six mois d’études ou de recherche à l’étranger, pourvu que ce séjour ne soit pas laissé à la charge financière de l’étudiant. », proposait Jacques Attali. Cette idée n’a pas été retenue jusqu’à maintenant, pour des raisons de coûts très certainement.
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