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Ce qu’il y avait dans le rapport :
Il était conseillé « d’élargir et de diversifier le recrutement de l’ENA, par la mise en place de centres de préparation régionaux, adossés aux universités et par un accès élargi ouvert aux élèves du cycle international ».
Les auteurs proposaient aussi de « réduire les promotions », de « professionnaliser l’enseignement et de l’ouvrir à la recherche » et enfin de « réorienter les postes de sortie, compte tenu de la saturation de plusieurs administrations centrales, vers des fonctions territoriales ».
Jacques Attali observait fort justement dans son rapport que « l’Etat recrute tous ses hauts fonctionnaires par quelques grandes écoles, et non sur leurs titres universitaires, pourtant délivrés au nom de l’Etat » ! Pour mettre fin à cette situation il proposait que l’Ecole Polytechnique, pour les corps dits “techniques”, et l’Ecole Nationale d’Administration, pour les autres corps, perdent le monopole de ces recrutements.
Et ce afin que les meilleurs étudiants de l’université, titulaires d’un master ou d’un doctorat, aient accès aux corps de la haute fonction publique. Pour cela « les concours de recrutement de ces corps seront dissociés du classement de sortie de ces deux écoles et seront faits par des jurys ad hoc, pour chaque corps ».
Où en est-on ?
On trouve dans les IEP de plusieurs régions des centre des préparations à l’ENA et l’école, qui a déménagé à Strasbourg entre-temps, a ouvert des cursus dédiés aux étudiants internationaux. Des périodes de stages ont été introduites dans le cursus. Par contre, l’ENA n’a pas de corps enseignant permanent et n’est donc pas un centre de recherche.
Les monopoles de l’X et de l’ENA sur les grands corps persistent et l’Etat n’a pas diversifié son recrutement, pas plus que l’ENA ou Polytechnique à l’entrée de leur propre formation.
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