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Ce qu’il y avait dans le rapport :
Diplômé de Polytechnique, des Mines et de l’ENA, Jacques Attali souhaitait, si l’on en croit le rapport de 1998, voir les grandes écoles s’internationaliser et développer leur recherche, sur le modèle des grandes universités américaines.
« Des admissions sur dossiers et sur entretiens permettront de recruter dans ces écoles des étudiants étrangers, en s’appuyant sur un système d’équivalences et éventuellement sur des jurys multinationaux, avec un objectif de réciprocité avec les grands établissements étrangers », peut-on lire dans le rapport. Ses auteurs suggéraient encore que la formation des étudiants français devait « les conduire à effectuer si possible un passage diplômant dans un établissement d’enseignement supérieur étranger ».
Enfin, les auteurs proposaient de concevoir « des diplômes européens, c’est-à -dire validés par plusieurs pays de l’Union sinon par tous, selon des procédures plus légères que celles existant (déjà ) pour les doctorats binationaux».
Où en est-on ?
Toutes les grandes écoles, mais bien davantage les écoles de commerce que les écoles d’ingénieurs, ont développé leurs relations internationales. Depuis le début de la décennie le nombre d’étudiants étrangers a réellement progressé, allant jusqu'à atteindre plus d’un tiers des effectifs dans certaines écoles de commerce. Quant aux diplômes européens validés par plusieurs pays, ils ont vu le jour en 2004, à l’initiative de la Commission européenne qui les a appelés les masters (et bientôt doctorats) Erasmus Mundus.
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