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Ce qu’il y avait dans le rapport :
Le rapport de 1998 suggérait que « les modes de gestion des grandes écoles et des universités (soient) rapprochés en rattachant l’ensemble des établissements d’enseignement supérieur sous la tutelle, même double, du ministère de l’Education nationale, en créant des équivalences systématiques de diplômes, et en multipliant les équipements communs. »
En outre « pour étendre très rapidement les échanges entre universités et grandes écoles, il conviendra de mêler leurs promotions, de rendre certains cours accessibles indifféremment aux étudiants des unes et des autres, d’organiser la mobilité des enseignants entre les deux formes d’enseignement supérieur et de mettre en commun des moyens scientifiques et techniques sur des campus regroupant des universités et des écoles géographiquement voisines ».
Où en est-on ?
La constitution des PRES, de même que les rapprochements opérés par les grandes écoles et les universités dans le cadre de la constitution d’écoles doctorales communes, va dans le sens de ces propositions. L’attribution du grade de master aux diplômes des écoles d’ingénieurs et de certaines écoles de commerce permet ces « équivalences systématiques » dont parlait Jacques Attali.
Le mélange des promotions et la mobilité des enseignants entre universités et grandes écoles se développent mais de façon non systématique, même pour des établissements voisins de quelques mètres. Ce type d’échanges repose avant tout sur les relations personnelles qu’entretiennent les dirigeants et professeurs des établissements concernés. Deux grandes écoles qui se font face peuvent parfaitement s’ignorer et l’université voisine refuser toute collaboration.
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