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Classement 2008 du Times Higher Education : les universités anglo-saxonnes toujours aux premières loges




Université de Cambridge
Université de Cambridge
Première Harvard, deuxième Yale, troisième Cambridge (-1), quatrième Oxford (-2), année après année, les mêmes universités demeurent au sommet du classement "THE-QS World University Rankings" publié par le Times Higher Education. Avec une mention spéciale à l'Université du Massachusetts, qui truste la première place depuis la création du ranking en 2004.

Publié le 9 octobre, ce classement des 200 meilleures universités au monde consacre donc une fois de plus les grandes institutions américaines qui placent 37 des leurs parmi les 100 premiers noms, l'enseignement supérieur britannique comptant pour sa part 4 universités dans le top 10 et 17 dans le top 100. Premier établissement non anglophone, l'University of Tokyo est 19ème.

En ce qui concerne les établissements français, il y a peu de changement par rapport aux années précédentes, les quatre mêmes établissements apparaissant à des places quasiment analogues à l'an passé. Dans l'ordre, Normale Sup’ figure en 28e position (-2), Polytechnique recule légèrement à la 34e place (-6), l'ENS Lyon pointe 140e (+17) et l'Université Pierre-et-Marie-Curie Paris VI 149e (-17).

Seul un classement combiné est pour l'heure disponible mais une évaluation plus détaillée par spécialité devrait être publiée dans les jours à venir.

Rappelons que l’étude qui se veut le pendant du classement de Shanghai s'appuie sur les opinions qu’ont le monde académique et les recruteurs de l’enseignement supérieur. Plus de 6350 universitaires ont cette année participé à l'enquête, de même que 2340 recruteurs.


Antoine Teillet
09/10/2008



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Commentaires des lecteurs

1.Posté par Marcel le 10/10/2008 12:47
En somme, un journal anglo-saxon dit que les universités anglo saxonnes sont les meilleures... Sans vouloir remettre en cause les mérites d'Harvard ou de Cambridge, je pense qu'on touche là, un nouvelle fois aux limites de l'exercice. Limites ? Non, peut-être pas si l'instrument est pensé comme une arme de plus face à la concurrence internationale. Vive le monde libre !

2.Posté par Jip le 10/10/2008 14:12
L'ennui est que le classement "anglo-saxon" dit la même chose que le classement chinois.
Ce résultat met à mal les discours démagogiques du type "les grandes écoles ne font pas de recherche" (cf. l'ouvrage de T. Lebègue et E. Walter). Heureusement qu'il y a les ENS et l'X...

3.Posté par Oméga le 18/11/2008 02:32
Je vois vraiment pas ce qu'il y a d'étonnant dans ce classement.
Des recruteurs étasuniens doivent dire ce qu'ils pensent de leur système éducatif.
Et non pas des recruteurs de bien d'autres nationalités !
Et bien évidemment étant donné qu'ils ne sont ni allemands ni français ni italiens et qu'ils ne vivent dans aucun autre pays que le leur et qu'ils ne connaissent que leur pays ! Donc ils ne parlent que de leur système éducatif !

La preuve est que si ce système éducatif est totalement subjectif est qu'il faudrait que l'on m'explique pourquoi ce pays est en crise !? Car si ce système éducatif était si géniale ,étant donné la sureprésentation du système éducatif étasuniens, il n'aurait jamais eu la création de certains produits financiers et puis il aurait très vite corrigé ces erreurs !!! Car ceux-là même qui travaillent sont sensés avoir été dans les meilleurs écoles, etc. Et avoir une formation parfaite !
Non vraiment tout cela est incongru !

Quelle belle objectivité ! Les limites de ce type de classement est intrinsèque !
Et dans cet article il est même dit les limites de ce classement !
Je me demande pourquoi encore vous publiez ce classement ?
Pour moi ce classement n'est que de la propagande, comme savent abilement le faire les étasuniens.
Enfin je veux dire au moment même ou ce pays traverse une grave crise et pas qu'économique ! Vous devriez prendre avec des pincettes ce type de classement.
Car c'est ce même système éducatif qui a créer les divers produits financiers hyper sofistiqués et qu'il a exporter dans de nombreux pays comme par hasard surtout européen, etc. Alors cela me fait bien rire !!!

Pour terminer je vous dirai que la deuxième économie qu'est je Japon est sous représenté et de même l'Allemagne qui est la troisième économie !
Ce sont, à l'inverse des étasuniens, deux pays très fortes fortement productives de biens marchand ! Et donc exportable !

Ce classement ne tiens définitivement pas la route !!

4.Posté par Hakri le 18/11/2008 11:03
Merci soldat Oméga de venir défendre la cause et de révélé au grand public la fourberie de nos cousins d'en face.
Comme le disait Marcel : c'est la guerre. Donc, chacun fourbit ses armes. C'est fair. Et nous devons nous confronter à ses armes pour préparer la riposte. Voilà pourquoi la propagande tourne. Et attention, il ne s'agit pas de perfection. Un système éducatif peut être très performant et former des gens a créer des produits pourris. Il s'agit de savoir quel est le purpose du système éducatif : la performance, la domination ou le mieux vivre global ? Derrière les idéaux étudiants se dressent des machines à broyer l'adversaire et, ici comme ailleurs, tous les coup sont permis.
Au combat, soldat !

5.Posté par Pierrot le 08/12/2008 03:32

J'ai du mal à comprendre que l'Observatoire Boivigny puisse faire de la publicité à ce type de classement que je trouve franchement subjectif dans ses critères !
Ce qui ne veut pas dire que tout est beau en France !

Au contraire quand on voit que ceux qui dirigent la France sont sensés être allé dans les meilleurs écoles, avoir fait les meilleurs cursus et qu'ils ont endetté la France comme il est rarement possible de le faire.

Il y a vraiment quelque chose de pourris dans cet unanimisme médiatique qui consacre cette élite qui n'a d'élite que le nom.

6.Posté par Nazbash le 25/01/2009 16:17
Euh... c'est joli de se faire les dénonciateur de ce genre de classement... mais les arguments avancés fleurent bon un bon gros chauvinisme de derrière les fagots...
L'analyse d'Oméga ramasse sur le même plan une quantité de plis de la réalité sociale... en tirant un peu plus il pourrait nous dénoncer un complot franc-maçonnique....
Personnellement je n'ai qu'une idée très vague, mais je me demande si quelqu'un ici à une réelle connaissance des critères mis en œuvre et de la technique d'enquête.
Et ne venez pas me parler de subjectivité des critères comme si on évoluait dans un monde post-moderniste à outrance, où alors apportez moi de réels éléments de preuves à ces dires.
Enfin, n'oublions pas que Harvard ne fait pas que de la finance. Ce classement s'adresse à des universités et effectivement ne calque pas aux différentes écoles de commerces et autres. Et c'est peut être là son plus grand biais : il ne pondère pas les différences structurales des différents critères selon les disciplines considérées (ex : pas de nobel en sociologie ou histoire, donc forcément ces disciplines plombent le classement de certaines universités), sur représentation de publication en anglais de certaines disciplines, systèmes de référencement plus ou moins puissant selon les domaines de recherche,... on pourrait décliner à l'infini.
Bref, mieux vaut bien cibler nos accusations et critiques pour ne pas faire les mêmes erreurs qu'en face. Le monde est complexe, ne le rapportons pas à nos petites expériences personnelles.

7.Posté par Hakri le 26/01/2009 10:56
Nazbah, fais un tour ici : http://www.boivigny.com/Classement-des-universites-et-grandes-ecoles-comment-faut-il-les-interpreter-_a590.html

On y apprend comment on fait un classement. Et de l'avis même de l'expert : on fait un classement pour mettre en valeur ce qu'on souhaite mettre en valeur. Il y a donc derrière tout classement un choix subjectif.

8.Posté par Oméga le 01/02/2009 05:39
En fait ce qui me dérange le plus dans le fond dans ce sujet c'est que comme d'habitude il n'y a pas d'analyse dans cet article. Pas d'analyse pour savoir comment ce classement a été fait. Malheureusement je n'ai jamais lu une véritable et approfondie analyse concernant les outils et critères des classements qui sont périodiquement publiés dans la presse.
Pour moi publier cela c'est faire les relations publiques des universités des états-Unis rien d'autre !

L'un des critères de ce classement, d'après ce que j'aie pu lire autre part, c'est le nombre d'articles publiés par les universités. Nous savons qu'en France par exemple un enseignants-chercheur peut publier un article pour le compte d'un laboratoire du CNRS, etc. Et donc son appartenance comme enseignant à une université n'apparaitra pas. Voilà un exemple concret de critères qui ne peut, il faut le croire, valoir que pour les États-Unis.


Et puis certainement qu'il faut aussi publier en anglais ! C'est certain ! Déjà qu'avec les langues européennes les états-unien sont nuls alors je n'ose même pas imaginer pour ce qu'il en est exactement pour le japonais !!! Car à ma connaissance le Japon est une grande puissance de recherche et développement.

Encore une fois je ne pense pas qu'en France tout est parfait, bien au contraire !
Le fait de payer des étudiants pour étudier à l'ens et l'ena me semble par exemple une anomalie totale !

9.Posté par Hakri le 01/02/2009 16:08
Euh, même punition que Nazaba, va lire ça : http://www.boivigny.com/Classement-des-universites-et-grandes-ecoles-comment-faut-il-les-interpreter-_a590.html

Il ne faut jamais dire jamais !

10.Posté par Roosa le 14/05/2009 20:18
Il n´empêche que ses classements sont utilisés, et ils ont des répercussions sur nos systèmes éducatifs européens. Il suffit regarder la réforme des universités mise en place en France et dans d´autres pays de l´UE: il s´agit d´une réforme fortement inspirée du mode de fonctionnement des universités des pays anglo-saxons, considérées comme les plus performantes. Le classement de Shanghai- et ses lacunes- sont bien connus dans le monde académique, mais il s´agit là d´un classement qui n´est pas uniquement basé sur des critères "d´auto-évaluation" ou d´enquête. On a essayé de faire un classement basé sur des critères -soi-disant- objectifs (degré d´autonomie, budget, équipement, le nombre d´étudiants obtenant le prix nobel, la quantité d´étudiants entrant dans la vie active après avoir fini leurs études...) Il ne s´agit donc pas d´un classement comme celui de Times. Quoi qu´il en soit, et même lorsque l´on connaît les limites de ces classements, ils sont utilisés parce que pour le moment ce sont les seuls références que l´on possède actuellement pour comparer les universités au niveau international.
Cette obsession pour les classements nous ramène à nous poser d´autres questions sur la nature même de l´université et sa raison d´être, puisqu´il est évident qu´une université comme celle de Paris IV, consacrée aux humanités, n´a pas besoin les mêmes équipements que celle de Paris VI, par exemple. En ce qui concerne "le degré de performance des universités", il est également très difficile de comparer un professeur ayant consacrée toute sa vie à la traduction de Goethe et un professeur en bio-chimie, dont les recherches donnent bien des résultats à court terme.
C´est pour cela que je trouve l´idée émanant de Bruxelles, de la Commission européenne, de faire un nouveau classement qui ne consisterait pas à comparer les universités mais les DEPARTEMENTS d´études me paraît une très bonne idée, ne serait-ce que pour avoir une comparaison utile qui pourrait réellement servir à quelque chose.
Car il faut bien reconnaître que pas tous les étudiants de Harvard sont des hommes brillants. Rappellons-nous que G.W Bush est passé par les bancs de cette extraordinaire université.

11.Posté par Mic2h le 15/05/2009 15:41
Il faut comprendre que les recherches ou les formations pointues ont vocation à être internationales, simplement parce que le nombre de gens concernés est trop faible à l'échelle d'un pays. Se forment ce que l'on peut appeler des communautés. Ce phénomène de "croissance d'entropie" est massif dans toutes les sciences ou technologies, mais est valable aussi pour des formations des sciences dites humaines ou économiques.

Dès lors, il y a forcément une compétition internationale. Un chercheur qui ne veut pas être reconnu à une échelle internationale devrait se reconvertir rapidement... Mais cela concerne aussi les formations: non seulement leur qualité, mais aussi le rapport qualité/prix. Il est impossible d'avoir durablement des formations de haut niveau gratuites ou dont le coût n'est pas évalué: cela conduit soit à faire payer au contribuable du pays accueillant une part indue, soit à marginaliser les étudiants étrangers conduits à payer une somme élevée qui n'est pas demandée à leur camarades.

Sauf à renoncer à une économie moderne, la France devra abandonner son modèle de petites élites nationales entr'ouvert au mieux sur l'europe et auto-promu. Il est possible et même peut être facile de promouvoir l'égalité des chances avec des instruments réellement efficaces (pactoles, bourses, etc.).

On peut critiquer les classements. Aucun ne vaut bien mieux qu'un test d'apirateurs réalisé par une association de consommateurs ou un guide des vins. Mais si l'on est fabricant d'aspirateurs ou négociant en vins, ce n'est certainement pas une bonne idée que de les mépriser.

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